3 fois moins cher et ultra performant, le nouveau pari militaire du Maroc
Islamabad a engagé des négociations avec treize pays, dont le Royaume, pour proposer des avions fabriqués conjointement avec la Chine, ainsi que des entraîneurs et des systèmes d’armes. Selon des sources proches du secteur citées par Reutersplusieurs de ces discussions sont à un stade avancé. Les analystes soulignent que de tels équipements représentent une alternative après les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. L’équipement pakistanais a été testé lors d’une bataille aérienne en mai 2025, au cours de laquelle les escadrons ont utilisé des JF-17 aux côtés de J-10 de fabrication chinoise.
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L’un des principaux leviers de ces négociations repose sur la compétitivité-prix. Le prix d’un JF-17 est estimé entre 30 et 40 millions de dollars, soit environ trois fois moins cher que les alternatives occidentales. Pour les partenaires potentiels, cette combinaison offre un renforcement des capacités plus rapide et moins restrictif politiquement. Outre les avions de combat, l’intérêt se porte sur les drones Shahpar, l’avion d’entraînement MFI-17 Mushshak et les véhicules blindés anti-mines Mohafiz.
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Malgré cet intérêt croissant, les autorités pakistanaises précisent que ces négociations restent soumises à des pressions internationales qui pourraient influencer leur issue. Le pays prévoit cependant d’augmenter considérablement son taux de production d’ici fin 2027, doublant potentiellement le nombre d’appareils fabriqués chaque année grâce au soutien de Pékin. Dans le même temps, le Pakistan navigue parmi ses différents alliés régionaux pour consolider sa position de fournisseur de capacités de défense de niveau intermédiaire.