Pourquoi ils s’installent dans les hôtels marocains
La gestion de Mamounia, le plus ancien hôtel marocain et l’une des plus belles du monde, a récemment annoncé le recrutement de Simone Zanoni à la tête de la cuisine de l’un de ses trois restaurants de luxe. «Je vais signer le menu du restaurant italien de Mamounia, un lieu mythique, un symbole d’élégance et d’hospitalité. J’apporterai un peu d’Italie, ma cuisine, mon histoire…», a écrit sur Instagram le chef star français d’origine italienne. Le chef pâtissier Pierre Hermé également plein de vue avec ses créations offertes dans le palais marocain. “Ses gâteaux sont très bien vendus ici”, confirme un habitué à des endroits avec Défis.
L’hôtel de luxe basé à Marrakech a toujours utilisé “les compétences ailleurs lorsque nous ne les avons pas sur place. Nous sommes guidés par le désir de nous renouveler constamment tout en restant fidèles à notre réception, à l’excellence et aux valeurs de fidélité”, explique Lamia el Ghorfi, porte-parole du palais. Comme Zanoni et Hermé, de nombreux chefs de star français officiers dans des hôtels concurrents de Mamounia. En commençant par le Royal Mansour, un hôtel de luxe appartenant au roi Mohammed VI. Le palais composé de 53 Riad a récemment attaché les services du chef Hélène Darroze. “Après une première collaboration avec Yannick Alléno, il y a quelques années, nous avons appelé Hélène Darroze”, a déclaré Jean-Claude Messant, son directeur général.
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L’hôtel a également appelé Eric Frechon à signer la carte de la brasserie de son Hôtel de Casablanca et celle de son restaurant gastronomique dans la baie de Tamuda, sur la côte entre Tétouan et Tangier. «La réunion a été faite de manière très professionnelle. J’ai fait beaucoup de tests, humblement. J’ai travaillé une carte qui s’adresse à une clientèle autant marocaine qu’un étrange», explique Eric Frechon. “Les investissements importants du roi ont incité tous les autres opérateurs à cibler un niveau de très haute qualité, c’est une émulation vertueuse d’ici 2030, la date de l’organisation de la Coupe du monde de football”, ajoute Jean-François Plage, en contrat avec l’hôtel Selman de Marrakech (appartenant à la famille Bennani-Smire).
De plus, l’utilisation de chefs vedettes françaises est un investissement rentable. «Ces chefs sont payés entre 100 000 et 400 000 euros par an, souvent avec, en outre, le bénéfice dans le chiffre d’affaires du restaurant et la possibilité de dépenser des vacances sur place avec la famille plusieurs fois par an. Pour les grands hôtels, c’est un investissement, mais ils affectent les coûts sur leurs clients en augmentant leurs prix et que personne ne se plaint. Parce que les clients qu’ils visent, ce n’est pas une invalidité de coût cher», dit un cuisinier français. Comme preuve, le Royal Mansour, hôtel plus cher au Maroc selon son directeur, a multiplié son chiffre d’affaires de quatre en quinze ans.