Le Maroc n’ose pas ce que la France n’a pas essayé dans ses écoles, et les résultats sont là
En 2022, les très mauvais résultats obtenus lors de sondages internationaux comme PISA, TIMSS ou Pirls ont poussé le Maroc pour initier une réforme basée sur la science, qui a révolutionné l’école. Le Royaume a ensuite élaboré un plan d’action intitulé “Pioneer Schools”. Lancé au début de l’année scolaire de 2023, il a la particularité de s’appuyer sur des travaux de recherche en éducation qui ont fait ses preuves à l’international. De l’adaptation des méthodes d’enseignement des enseignants, la distribution des cours standardisés, jusqu’au travail de mise à niveau des étudiants au début de l’année, à la création d’une culture d’évaluation et à la rénovation des écoles, le Royaume multiplie les réformes.
«En seulement un an, les résultats obtenus sont impressionnants. Incroyant en si peu de temps! Il faut également dire que les étudiants partaient très bas», est surpris Pascal Bressoux, professeur à l’Université Grenoble-Alpes et membre du Laboratoire de recherche sur le contexte (LARAC), associé au projet dès le début. “Au cours de la première année, 2023-2024, le plan concernait 626 écoles (sur les 8 000 au total du pays), appelées” pionniers “, rapporte tous les bénévoles” L’Express. “Le fait de nous concentrer sur un premier échantillon nous permet de vérifier si les mesures fonctionnent et de les adapter avant de les généraliser au niveau national”, explique l’académique.
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Le gouvernement se concentre sur la méthode «enseignement au bon niveau» (enseignement au bon niveau », Tarl), développé par l’ONG de l’ONG indienne. L’éducation, en 2023. “La grande différence était que ce dernier avait voulu l’étendre à tous les collèges sans passer par cette phase de test”, souligne Marc Gurgand, directeur de recherche au CNRS, professeur à la Paris School of Economic (PSE) et à l’école normale.
Le Maroc a également appliqué la méthode appelée “enseignement explicite”. Cette méthode consiste à garantir que les étudiants comprenaient une leçon avant de passer à la suivante, les emmenant progressivement à des tâches de plus en plus complexes mais aussi vers une plus grande autonomie. «L’idée était de former un minimum d’enseignants au début, puis de parier sur cette pratique afin qu’ils acquièrent eux-mêmes des automatismes grâce à ces soutiens.
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Un autre pilier de ce plan: un contrôle régulier du niveau des étudiants grâce au «livre de compétences». Il s’agit d’un système de vérification aléatoire mis en place pour assurer l’objectivité des enseignants. «Peu à peu, le Maroc a établi une véritable culture d’évaluation. Les résultats obtenus ont eux-mêmes été validés par des laboratoires internationaux indépendants et graves, tels que J-PAL, affiliés au MIT de l’Université américaine et co-fondé par le prix Nobel en économie Esther Duflo», explique Marc Gurgand.
Tous ces efforts ont réussi: une légère amélioration des résultats primaires. Actuellement, le Maroc se bat pour améliorer sa position dans le classement du TIMSS d’ici 2027 ou peut-être peut-être en concurrence avec la France en 2031. Le Royaume s’est classé 56ᵉ place sur 58 pays en 2023 Edition. Réalisé tous les quatre ans, le TIMSS International Survey est dédié aux résultats des étudiants en mathématiques et en sciences.