Né en France, un marocain se retrouve sans papiers à 58 ans
Né à Nord-Pas-de-Calais, Abdellah, un Maroc de 58 ans se retrouve à vivre “avec les crochets de son fils” et “avec 2 224 € de loyers impayés” parce qu’il a du mal à renouveler son permis de résidence. Il ne peut plus travailler depuis l’expiration du sésame précieux. Il a dit qu’il avait envoyé sa demande de renouvellement via le site Web de l’ANEF en novembre 2023 et qu’il n’avait reçu que deux reçus de six et trois mois. Après, rien. Sans la possibilité de s’enquérir de la progression de son dossier dans la préfecture de Caen, le MRE confie qu’il se sente “pris en otage”.
Les années cinquante ne peuvent se connecter qu’au site Web ANEF qui affiche toujours le message “dossier enquêté”. Comme Abdellah, beaucoup d’entre eux vivent cette épreuve. “Nous mettons-nous une seconde à la place de ces gens?” », Dénonce d’une seule voix les conseillers départementaux de Calvados, Edith Heuzé, Antoine Casini et Martine Kerguélen, avecEn français.
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Rejoint par téléphone, la préfecture de Caen fournit des explications. Il s’avère qu’il a enregistré “une augmentation de 27% des demandes de permis de séjour entre 2021 et 2024”, c’est-à-dire pendant la période où la plate-forme ANEF a été lancée et la procédure dématérialisée. Selon lui, la dématérialisation de la procédure de renouvellement des permis de résidence en France au lieu d’être une panacée représente une énorme difficulté pour les immigrants qui soumettent leurs demandes. La transition vers la procédure dématérialisée a eu “un impact au sein des services d’immigration qui devaient repenser leurs méthodes de fonctionnement et surmonter les bogues informatiques”, indiquent les services de l’État.
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Prenant la mesure de la situation, la préfecture de Caen a l’intention de “renforcer sa main-d’œuvre en seconde période”. Il s’active également pour le lancement de deux “opérations de déstockage”, dont l’objectif est de hiérarchiser les renouvellements des titres “employés” ainsi appelés.