Compagnies à l’étranger dans le fisc de l’homme fiscal
En collaboration avec la National Financial Intelligence Authority, les agents de l’Office d’échange ont demandé des documents et soutenu des documents de leurs homologues en France, en Espagne, au Portugal et aux Pays-Bas, où les entreprises appartenant aux Marocains meneraient des activités suspectes. Les contrôleurs ont notamment étudié les sociétés du Portugal, spécialisée dans les exportations d’importation, les services et la distribution, découvrant qu’ils n’ont jamais fait de déclarations fiscales au cours des quatre dernières années.
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Les agents ont poursuivi leurs enquêtes afin d’identifier ces personnes et leurs partenaires et de vérifier leurs situations juridiques, financières et fiscales au Maroc, en coordination avec les services de la Direction générale des impôts et de l’administration des taxes douanières et indirectes. Ces enquêtes ont révélé que plusieurs de ces «investisseurs» n’avaient effectué aucune activité commerciale dans le passé et avaient simplement acquis des actions de sociétés marocaines.
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Les informations reçues par les services européens compétents ont révélé que les entreprises blanchissent l’argent du trafic international des médicaments et des migrants. Ils sont gérés par des avocats et des comptables des nationalités européennes qui exploitent l’identité des marocains, principalement des femmes, pour créer des entreprises fictives et offrir un permis de séjour professionnel dans ces pays européens.