Un marocain soupçonné d’avoir recyclé plusieurs millions d’euros
Mohamed Q., un franco-marocain de 42 ans, et trois autres personnes, dont une femme de 39 à 40 ans, ont été inculpées le 30 mai à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour des actes de “blanchiment aggravé, fraude et abus de biens sociaux”.
Le principal suspect et ses complices ont été arrêtés le 26 mai à Aulnay-Sous-Bois, Saint-Denis et Roissy-en-France (Val-D’oise). Mohamed Q. est accusé d’avoir tourné des millions d’euros via des écrans et des gestionnaires de paille. Il a été placé en détention pré-provenante, tandis que ses trois complices ont été libérés sous surveillance judiciaire, a déclaré Le parisien. Au cours des perquisitions, trois montres de luxe volées ont été trouvées à son domicile et 5,2 millions d’euros ont saisi les comptes des entreprises qui lui appartiendraient.
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L’affaire remonte à la fin de 2022, lorsque les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’enquête de Paris (BRIF) de Paris ont commencé à s’intéresser à Mohamed Q. Membre d’une famille de la ville de Beaudottes bien connue de la justice. Les enquêteurs placent le franco-marocain sous surveillance et écoute téléphonique, découvrant que l’accusé a créé un système bien huilé de blanchiment d’argent via des sociétés de rénovation d’énergie gérées par des hommes de paille. “Il occupe un travail fictif dans l’une de ces structures”, explique une source proche du dossier.
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L’analyse de ses comptes bancaires a révélé les investissements réalisés par Mohamed Q. avec des fonds d’origine suspects. Les années quarante ont investi 500 000 euros dans l’immobilier à Aulnay-Sous-Bois, et un montant aussi important au Maroc. Les enquêteurs notent également un placement de 1,9 million d’euros dans différentes entreprises à Aulnay et Sevran. L’accusé est également le propriétaire d’un garage automobile où il mène une activité de location automobile illégale, ainsi que du magasin de “fiscphone” du district, qui le sert de bureau principal et d’entrepôt.