La France lance sa contre-attaque contre le Maroc
250 g de tomates cerises. Il s’agit du plateau unique créé cette année par 500 producteurs réunis au sein de l’Association for the Organization of National Producers (AOPN) Tomates and Cucumbers of France afin d’encourager les consommateurs à acheter le français. Ces plateaux français ont le même poids que les plateaux marocains et les plateaux Azura, qui envahissent maintenant les étagères des supermarchés toute l’année, a déclaré Le dauphiné libéré. Ce plateau souverain pourrait-il rivaliser avec le plateau marocain? «Il est trop tôt pour faire le point. Pour le moment, nous approchons toujours de la distribution de masse afin que cela les met partout en avant», explique Ronan Collet, des tomates Aopn et des concombres de France.
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Le plateau français est vendu à 1,29 euros tandis que le plateau marocain coûte 0,99%. Ce qui rend la tâche difficile pour les producteurs français qui font face à la concurrence marocaine qu’ils jugent injuste. “À ce prix, la marge est très faible pour les producteurs”, explique Ronan Collet. Cher à produire, la tomate cerise “a besoin de deux fois et demi plus de travail que la tomate de cluster classique”, continue-t-il. L’autre inconvénient, le coût de la main-d’œuvre est quatorze fois plus élevé que celui du Maroc. Raison pour laquelle la tomate cerise française est plus chère que le Maroc, mais aussi deux à quatre fois plus chères que la tomate en vrac française.
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Yann Le Cunff, chef de projet, suivi des marchés de Tomates et de concombres de France, souligne le doigt accusant à la distribution de masse, qui, selon lui, est “un niveau de marge plus élevé sur les produits français que sur les produits marocains”.