Maroc: un trésor menacé d’extinction
Parmi les 300 espèces d’arbres et d’arbustes dans le bassin méditerranéen, le cyprès atlas l’est. La spécialité de la haute vallée de l’Atlas au Maroc, cette espèce, qui résiste au réchauffement climatique, a continué à attirer la curiosité de nombreux botanistes, foresterie et écologistes depuis les années 1920. Captain Charles Watier, water and forest inspector of the south of Morocco was the first to announce the presence of this cypress in the valley of Oued N’Fiss, in the High Atlas, in 1950. Henri Gaussen, French botanist, will raise this cypress of the Goundafa to the rank of species and give it the scientific name of Cupressus atlantica Gaussen, relay La conversation.
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Le cyprès atlas se distingue des autres cyprès méditerranéens, avec son feuillage bleuâtre et de petits cônes de pin sphériques (entre 18 et 22 mm). Il ne se trouve que dans la vallée d’Anfiss, où il couvre actuellement près de 2 180 hectares, contre 5 000 à 10 000 hectares dans les années 40 et 1950. Des chiffres qui présentent une régression significative de cette espèce. Une situation attribuable à l’être humain qui, pendant des siècles, a exploité le bois de cyprès pour la construction de maisons et de chauffage, et utilise son feuillage pour nourrir les troupeaux de chèvres dans la forêt. Le cyprès atlas a également été utilisé en médecine traditionnelle: les massages arrière avec ses feuilles ou la décoction de ses cônes.
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Le surpâturage et la pression anthropique qui ralentissent la régénération de ces arbres, ajouté au tremblement de terre du 8 septembre qui a causé des dommages matériels importants dans la vallée d’Anfiss, détruisant notamment la mosquée Tinmel, contribuent à leur extinction. De même, l’un des anciens cyprès de plus de 600 ans a été abattu lors du réaménagement de la route principale. La mise en œuvre des pistes et des dépôts de décombres au milieu des tribunes pendant la reconstruction des villages touchés par le tremblement de terre, a également détruit le vieux cyprès. La classe C. de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) C. Atlantica parmi les 17 espèces forestières mondiales dont le patrimoine génétique devient un point.
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En outre, le cyprès atlas est menacé par le changement climatique en raison de la sécheresse persistante qui a subi le Maroc depuis six ans. C’est l’une des espèces en danger critique d’extinction, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Pour protéger le cyprès atlas, des mesures telles que la fermeture de certains espaces pour éliminer les pâturages et l’interdiction des échantillons de bois doivent être envisagées. Il est également important d’éduquer les populations locales et de replanter des cyprès de qualité. La création de forêts urbaines serait un bon moyen de préserver, hors de sa zone naturelle, cette espèce en voie de disparition.