Les élus corrompus fuient à l’étranger
L’opération d’assainissement dirigée par le ministère de l’Intérieur a marqué plusieurs présidents de municipalités et de fonctionnaires, mais aussi des responsables territoriaux ont récemment rejeté ou frappé par des jugements d’inéligibilité ou d’exclusion. Beaucoup d’entre eux sont partis à l’étranger pour des raisons présumées de vacances d’été ou de raisons familiales, ou ont l’intention de s’installer en permanence à l’étranger, a déclaré AssabahAjoutant qu’un élu, récemment licencié dans la province de nouaceur, aurait laissé le pays aux États-Unis sous le couvert de l’accompagnement de son fils pour finaliser son enregistrement universitaire. D’autres conseillers et cadres communaux sont allés en Espagne, justifiant parfois leur départ par les vacances d’été, parfois par un besoin de soins médicaux dans les cliniques de la péninsule. Informés de leur présence sur la liste des élus qui seront rejetés très bientôt, d’autres auraient également volé. Parmi eux, un président de la commune sous la province de Médiouna.
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Selon ces actes, ces élus et ces fonctionnaires tentent d’échapper à la justice marocaine. En plus des sanctions administratives, ils risquent de parcourir les conditions de prison. Ils seraient impliqués dans la corruption et le détournement financier. Il y a également de graves violations concernant la gestion des finances locales, avec un accent particulier sur la manipulation de la taxe sur les terrains non construits, les irrégularités dans la délivrance des autorisations commerciales, industrielles et professionnelles, les falsifications des documents de planification de la ville, en collusion avec des promesses immobilières influentes, pour contourner l’Opaque. Sans oublier les irrégularités affectant les recettes fiscales, des contrats de travaux publics suspects, ainsi que des projets de développement où les entreprises responsables de la réalisation “ont été condamnées à justifier l’origine des matériaux et de l’équipement utilisé.” “
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En outre, le ministère de l’Intérieur a donné à Carte Blanche à l’agence judiciaire du Royaume afin qu’il ait transmis les dossiers des présidents rejetés des tribunaux administratifs aux poursuites des tribunaux d’appel. Ces derniers ont demandé à leurs sections spécialisées de la police judiciaire financière et économique d’approfondir les enquêtes.