Les étudiants marocains abandonnent le Québec
Pour le recteur de l’établissement, Stéphane Pallage, il ne fait aucun doute sur l’origine du problème: les politiques récentes du gouvernement Legault qui ont établi pour la première fois, en février dernier, un plafond sur le nombre d’étudiants étrangers que chaque établissement peut accueillir via le système de certificat d’acceptation québécois (CAQ). Cette situation a un coût, il croit: “Notre réputation a pris un coup”, a déclaré La presse.
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Le recteur critique un système qu’il juge “très ennuyeux” et opaque, car il est impossible de suivre en temps réel le nombre de demandes CAQ, qui mélange également de nouveaux arrivants et étudiants déjà sur place en renouvellement. Il craint qu’un étudiant à la fin du doctorat ne soit bloqué administrativement quelques mois avant son diplôme. Cette incertitude a un impact à l’étranger, une observation que Stéphane Pallage a pu faire lors d’un voyage au Maroc où ses homologues universitaires lui ont demandé avec insistance: “Mais que se passe-t-il au Québec?” ».
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Face à cette situation, la position d’UQAM est ferme: le recteur demande “l’abolition des quotas” ainsi que la renaissance du programme d’expérience du Québec pour les diplômés étrangers. Il appelle le gouvernement à “considérer les universités pour ce qu’ils sont: les lieux d’intégration très intéressants pour le Québec”. Bien que l’impact financier de cette baisse ne soit pas encore crypté, l’université est déjà obligée de suspendre des projets, tels que la rénovation de sa bibliothèque. Le recteur a donc lancé un appel, jugeant qu ‘”il n’est pas trop tard pour réinvestir massivement” dans l’enseignement supérieur.