Ryanair doit en partie son succès au Maroc
Plus de 200 millions de passagers ont transporté l’année dernière, un réseau très complet avec plus de 220 destinations, un bénéfice net de 1,6 milliard d’euros au cours du dernier exercice … Ryanair est devenu, en moins de quatre décennies, la plus grande entreprise d’Europe. Sa croissance s’explique par plusieurs facteurs. Ses prix sont très attractifs: 46 euros en moyenne pour un billet. Il a un taux de remplissage record de 96%, un exploit qu’aucune autre entreprise ne peut atteindre. Le faible coût irlandais a une flotte unifiée – Boeing 737 – qui lui permet de limiter les coûts de maintenance. Elle investit dans l’achat de plusieurs nouveaux avions à consommation d’énergie.
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La quête des autres revenus que celles de la vente de billets d’avion rend également la force de Ryanair. L’année dernière, 4,7 milliards d’euros, un tiers de l’argent gagné par l’entreprise sur un an, provenaient de revenus supplémentaires. Compréhension: pension prioritaire, sélection des sièges, assurance, frais de bagages, même la location d’une voiture, mais aussi toutes les ventes de boissons, cadeaux, jeux de loterie et autres parfums fabriqués dans les avions. “Les Irlandais ont plus que jamais transformé leurs avions en machine à sous”, résume La dernière heure. “Dès que nous avons fini de décoller et que nous pouvons détacher nos ceintures, nous devons opter pour nos chariots”, explique Elsa (nom supposé), une hôtesse de l’entreprise. Vous devez vendre, vendre et vendre ».
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L’entreprise suit rigoureusement le travail de chaque membre de la cabine. “Nous avons chacun un téléphone avec un terminal de paiement où toutes nos ventes et les objectifs à atteindre sont enregistrées”, explique Luis Carvalho, responsable du cabinet à Charleroi. Un smiley positif indique que vous allez bien dans vos ventes, s’il est négatif, c’est que nous ne vendons pas assez. “Il ajoute:” L’objectif passe d’un vol à l’autre, et même sur la même destination, il peut varier en fonction du jour de la semaine, de l’heure de la journée ou simplement des ventes réalisées par des collègues les jours précédents. En le croyant, l’exigence de vente dépend également du type de clients. «Il est par exemple plus fort pour un vol vers le Maroc que pour la Roumanie. De Charleroi, les membres de la cabine ont été censés avoir les meilleurs chiffres sur les vols vers Israël (vols suspendus pour le moment), avec plus de 5 euros de produits vendus par le passager».
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“Cela peut sembler petit, mais si vous multipliez ce chiffre par 200 passagers dans un avion, vous avez la recette quotidienne d’un bon restaurant. Et quand vous savez que Ryanair exploite 3 500 vols par jour, cela devient très intéressant”, explique Didier Lebbe, CNE permanent. Et pour remettre en question: “Mais est-ce le but d’une compagnie aérienne de se transformer en un établissement Horeca ou un organisateur de jeux de loterie?