Le Maroc peut fournir 50% de l’électricité consommée par l’Europe
“La moitié des 3000 TWH consommés, soit 1 600 à 1 700 TWH, peuvent être mobilisés aujourd’hui au Maroc, que ce soit par l’énergie solaire ou éolienne, onshore et offshore (…) et en termes de potentiel identifié et existant, le Maroc a la capacité de fournir plus ou moins de 50% de l’électricité dont l’Europe a besoin à des prix compétitifs”, a déclaré Mezzoure dans une interview avec un papier de presse italien, a déclaré lundi un papeterie. Le ministre a rappelé lundi à la Chambre des représentants que 1 839 projets à un coût total de 124,9 milliards de dirhams (MMDH) ont été sélectionnés le 10 juin 2025, en vue de renforcer la souveraineté industrielle du Royaume.
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Le membre du gouvernement a également mentionné l’offre du Maroc pour le développement de l’hydrogène, soulignant que de nombreux investisseurs “se précipitent pour identifier les meilleurs endroits où il y a le plus de soleil et le plus de vent, afin de les réserver immédiatement en attendant la réalisation des projets”. Ryad Mezzour a ajouté que “les énergies renouvelables permettent au royaume aujourd’hui de résoudre le problème de l’eau”, à la fois en ce qui concerne le système de stockage, le transfert d’eau entre les bassins, la production, comme séchage ou réutilisation de l’eau. De toute évidence, le système d’eau national devrait permettre d’ici 2028-2030 pour fournir 100% d’eau potable à la population et 80% de l’eau requise pour l’agriculture, a-t-il détaillé.
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Le responsable a également précisé que le Maroc n’a ni pétrole ni gaz, mais peut produire des énergies renouvelables moins chères que l’énergie fossile. “Notre intérêt est donc de nous assurer que toute notre industrie va le plus rapidement possible à la production d’énergies renouvelables”, a déclaré Mezzour qui a souligné le “Made in Maroc”, c’est-à-dire pour créer les conditions pour permettre aux producteurs marocains d’avoir accès à des clients plus larges. Selon le ministre, “une base productive compétitive nécessite des aspects logistiques au sommet: la logistique représente 20 à 25% du coût de production et il est donc nécessaire d’avoir un système de liens, en particulier interne et international, qui est ultra-compétitif”.