Un scandale de corruption éclabousse le ministère de la Santé
Des cas de fraude concernant les marchés de sécurité et de nettoyage du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en particulier dans le CHU et les hôpitaux, ont été révélés lors de la dernière réunion de la Commission des secteurs sociaux de la première chambre du Parlement. Selon les membres de ce comité, les entreprises créées par des proches de certains ministres et Parlementaires ont bénéficié de contrats publics par des manœuvres de corruption, de favoritisme, de clientèle ou de mauvaise gestion dans la récompense et l’exécution de ces marchés.
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Il a été constaté que les entreprises de sous-traitance obtiennent des marchés en facturant 8 000 dirhams par agent de sécurité, mais ne leur payent que 1 500 salaires mensuels Dirhams, rapporte Assabah. En raison de cette exploitation, les agents n’hésitent pas à faire chanter avec les patients et leurs proches qui semblent désespérément. Une entreprise fondée par la sœur d’un administrateur du ministère obtiendrait, par exemple, systématiquement des marchés sans être jamais contesté par des ministres successifs. Ce directeur serait du pain avec certains syndicalistes soupçonnés de corruption.
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Les critiques ont suscité une réaction du ministre de la supervision. Ce dernier voulait expliquer que les services de sécurité et de nettoyage ne relèvent pas des compétences du ministère de la Santé et que ces tâches ont été externalisées et gérées dans le contexte de la sous-traitance via les marchés publics. 70% des entreprises qui gèrent la garde et le nettoyage des établissements de santé ne sont pas des professionnels du secteur, a révélé le ministre. Ces entreprises, avec des capitaux dérisoires, parfois moins de 10 000 dirhams, obtiennent des marchés colossaux (jusqu’à 50 millions de dirhams) tout en ne payant aux employés qu’un salaire misérable, parfois moins de 1 000 dirhams, il est spécifié.
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Pour inverser la tendance, Tahraoui a décidé d’imposer désormais des spécifications strictes pour superviser ce secteur.