Les MRE de France, du Canada et de Belgique se mobilisent également
« Nous voulons des hôpitaux, pas des stades ! » », « Justice sociale ! », « Stop à la corruption ! » A Paris, plusieurs centaines de Marocains se sont rassemblés au Trocadéro, face à l’ambassade du Maroc et ont repris en chœur les slogans de Casablanca et de Rabat. Des manifestations ont également eu lieu à Marseille. D’autres villes, comme Toulouse, s’organisent pour accueillir des actions symboliques. Samedi 5 octobre, ils étaient nombreux à se rassembler devant le consulat général du Maroc à Montréal, au Canada. Il s’agissait de la première grande manifestation organisée hors du pays depuis le début du mouvement. D’autres rassemblements auront lieu ce samedi 11 octobre à Berlin, Bruxelles et dans plusieurs villes des Etats-Unis.
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Les transferts de MRE – plus de 110 milliards de dirhams transférés chaque année – constituent une bouffée d’air frais pour le Maroc. Mais les Marocains résidant à l’étranger (MRE) se sentent marginalisés en matière de citoyenneté et de participation politique. « On parle de nous comme d’une manne économique, jamais comme de vrais citoyens », explique Yassine, ingénieur à Paris et organisateur du rassemblement du 4 octobre. Au-delà de la colère, les Marocains souhaitent désormais devenir acteurs de la réflexion politique. “Ces groupes, composés d’étudiants marocains, d’entrepreneurs et de chercheurs à l’étranger, entendent produire des propositions concrètes sur les réformes sociales, la gouvernance publique, ou encore la représentation politique des MRE”, rapporte Renseignement maghrébin. «Nous souhaitons canaliser cette énergie collective», confie Amal, doctorante à Bruxelles et membre d’un collectif en cours de création.
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Elle ajoute : « Nous ne sommes pas seuls en colère : nous voulons contribuer à la réflexion sur le Maroc de demain. » Ils se réunissent déjà via plusieurs serveurs Discord et espaces collaboratifs en ligne afin d’organiser des débats, publier des chroniques et, à terme, adresser un document de propositions communes au gouvernement marocain.