le ministère de l’Intérieur veut en finir avec les fonctionnaires fantômes
Inquiétude pour les « fonctionnaires fantômes », ces agents qui s’absentent pendant des mois, voire des années, tout en continuant à percevoir leur salaire. Face à la persistance de ce phénomène, les autorités marocaines ont décidé de taper du poing sur la table. Le ministère de l’Intérieur fait pression sur les walis et les gouverneurs pour qu’ils mettent fin à cette pratique bien ancrée dans certaines administrations locales, rapporte Assaba.
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Craignant des sanctions, plusieurs responsables concernés, dont des épouses de hauts fonctionnaires, ont été contraints de reprendre du service. Certaines personnes se présentent simplement. D’autres continuent de disparaître, préférant rester chez eux ou à l’étranger. Pour mettre fin à ces absences injustifiées, walis et gouverneurs ont commencé à adresser des demandes d’explications aux agents fantômes, en attendant d’éventuelles sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la suspension de salaire ou au licenciement.
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Si les représentants du ministère ont réussi à imposer un contrôle strict, la situation reste floue du côté des présidents des conseils provinciaux et municipaux. La plupart d’entre eux ne connaissent pas le nombre exact d’agents travaillant sous leurs ordres, ce qui rend la lutte contre l’absentéisme difficile, voire quasi impossible. Dans certaines collectivités locales, le nombre de « fonctionnaires fantômes » est estimé à plusieurs centaines. Ils bénéficient de la complicité de certains élus.
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Pour mettre fin à cette complaisance qui coûte cher à l’Etat, le ministère de l’Intérieur a récemment donné davantage de pouvoirs aux walis et aux gouverneurs, notamment en matière de gestion des ressources humaines. Forts de cet éventail de pouvoirs, ils peuvent désormais superviser les affectations, titularisations, promotions et toutes les démarches administratives concernant les agents locaux. Cette mesure vise à mieux gérer le personnel, mettre fin aux dysfonctionnements internes et améliorer la qualité des services publics.