l’enquête révèle une cause inattendue
Le drame s’est produit le 22 mars 2023. Anthony Barnes, directeur et co-fondateur d’une société de recrutement britannique, est arrivé le même jour à Marrakech avec des collègues pour une « célébration professionnelle ». Le groupe séjournait au Jaal Riad Resort cinq étoiles. Vers 15 heures, M. Barnes s’est rendu au spa de l’hôtel pour se faire masser.
Selon le document d’enquête, environ une heure plus tard, ses collègues restés près de la piscine ont vu de la fumée s’échapper du toit du spa. Le personnel de l’établissement a rapporté avoir entendu « le bruit d’une petite explosion suivi de flammes ».
Le personnel a tenté d’éteindre l’incendie mais a été rapidement “gêné par l’épaisse fumée et la faible visibilité”, laissant Anthony Barnes coincé à l’intérieur. Les secours, arrivés vers 16h20, ont également eu du mal à pénétrer dans le bâtiment. Le corps du leader a été extrait une heure plus tard et identifié par ses collègues. Il a été déclaré mort sur place.
La pathologie cardiaque comme facteur aggravant
L’enquête menée par la police locale marocaine n’a révélé « rien (qui) indique que l’incendie a été déclenché intentionnellement ». Le coroner britannique a conclu que le décès était accidentel.
Une première autopsie réalisée au Maroc suggère une intoxication au monoxyde de carbone comme cause du décès. Cependant, une deuxième autopsie réalisée au Royaume-Uni a affiné cette conclusion, déterminant la cause comme étant « l’inhalation de fumée et l’athérosclérose coronarienne ».
Selon le rapport du coroner, le fait qu’Anthony Barnes souffrait « d’une maladie coronarienne sous-jacente et apparemment non diagnostiquée pourrait avoir été cliniquement significatif dans le contexte de l’inhalation de fumée et d’une diminution de l’oxygène ».
À l’époque, sa société, The ONE Group, avait publié une déclaration honorant la mémoire d’un homme dont « la perte sera profondément ressentie par tous ceux qui l’ont connu ».