Une famille marocaine de cinq enfants menacée d’expulsion
Le front anti-expulsions a organisé un rassemblement mercredi 5 novembre devant l’hôtel de ville pour dénoncer la menace d’expulsion qui pèse sur la famille en attente d’être relogée. Suite à ce changement d’humeur, une réunion a eu lieu entre les membres de la famille, les bénévoles du front anti-expulsion et le maire. “En termes de responsabilités civiles et pénales, l’ordre d’habitabilité doit être maintenu puisqu’il y a un problème en termes de respect, notamment technique au niveau du bâtiment”, explique Valérie Maes, maire socialiste de Saint-Nicolas.
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Et de poursuivre : « Si je le suspends, il faut que l’immeuble soit réhabilité et pour être réhabilité, le propriétaire doit pouvoir accéder à l’immeuble et effectuer des travaux à l’intérieur de l’immeuble sur la base du rapport que la Société Wallonne du Logement a lancé et transmis et que j’ai évidemment dû avaliser en matière de sécurité. » Le bourgmestre précise toutefois que la famille ne sera pas automatiquement expulsée du logement, mais que l’arrêté sera notifié au propriétaire qui reconnaît louer un immeuble « bourré de inhabitable, et donc il peut vraisemblablement prendre une mesure d’expulsion ».
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Suite aux explications du socialiste, les volontaires du front anti-expulsion ont exprimé leur colère, réclamant la suspension de ce décret le temps que la famille trouve un nouveau logement. « C’est fou parce que si on ne bougeait pas, tu ne ferais rien », se plaint un bénévole. La réaction du maire ne s’est pas fait attendre. “Sérieusement, je n’ai rien fait ?” J’ai déménagé la moitié d’une administration communale, j’ai répondu 4 fois au courrier, j’ai contacté la région wallonne, j’ai appelé les logements d’urgence, j’ai appelé les logements sociaux, j’ai appelé l’AIS, et je n’ai rien fait ? », rétorque-t-elle.
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Le gérant poursuit : “Je le quitte (l’ordre) car il y a une non-conformité gaz. Est-ce que vous laisseriez une famille dans un immeuble qui peut exploser, monsieur ? Pourriez-vous dormir avec ça ?” “Je me sens un peu perdu, car il y a eu des démarches et les choses commencent à bouger un petit peu. Je sais qu’il n’y aura pas d’expulsion par la police. Cela nous rassure un peu, mais nous sommes toujours inquiets, car nous ne savons pas comment les choses vont se passer avec le propriétaire et s’il prendra des mesures pour nous expulser”, déclare un adolescent de la famille qui a assisté à la réunion. Le Front promet de suivre l’affaire de près pour éviter que cette famille ne se retrouve à la rue d’ici le 13 novembre.