comment la production locale et les usines de batteries boostent l’électricité au Maroc
Les prévisions indiquent que les ventes de véhicules électriques de tourisme (BEV entièrement électriques et PHEV hybrides rechargeables) devraient atteindre 5 311 unités en 2025, augmentant ainsi leur part de marché à 2,6 %. Cette dynamique fait suite à une année 2024 déjà marquée par un bond de 143% des ventes de BEV. A plus long terme, l’étude prévoit une croissance annuelle moyenne de 36,2% jusqu’en 2034, pour atteindre un volume de 57 258 unités vendues cette année-là, indique Le Matin.
Cette croissance est tirée par l’émergence d’une offre locale. La marque marocaine Neo Motors a dévoilé son premier véhicule électrique, le Dial-E, en octobre 2025, avec un lancement en production prévu en janvier 2026. L’arrivée de Tesla s’est également confirmée en juin 2025, avec un projet d’unité d’assemblage à Kénitra. Les marques chinoises, comme BYD (leader des PHEV en 2024) et Zeekr, renforcent également leur présence.
Le Maroc devient un hub de production de batteries
Le gouvernement accompagne cette adoption par une exonération totale de TVA, une réduction des droits de douane et des primes à l’achat. Mais la véritable transformation du secteur réside dans l’industrialisation de l’ensemble de la chaîne de valeur. Renault a annoncé en octobre 2025 une nouvelle phase d’investissement comprenant une ligne de production de véhicules électriques et un centre de R&D.
Dans le même temps, le Maroc attire des investissements massifs dans la production de batteries. Le géant chinois Gotion High Tech a investi des milliards de dollars pour créer deux giga-usines. D’autres fournisseurs majeurs, comme Tinci Materials et BTR New Material Group, construisent également des usines de composants (électrolytes, cathodes) à Jorf Lasfar.
Si le développement de la production locale doit sécuriser la chaîne d’approvisionnement, le rapport BMI souligne que l’extension rapide du réseau de recharge (1 000 points fin 2024) restera indispensable pour accompagner la croissance d’une flotte de véhicules électriques qui pourrait dépasser les 236 000 unités d’ici 2034.