le budget 2026 accélère les projets de construction
Les détails du budget 2026 mettent en évidence cette stratégie. Sur une enveloppe globale de 58,7 milliards de dirhams (crédits centraux compris), la répartition des crédits de paiement – dépense réelle de l’année – place le programme « Eau » en tête avec 11,079 milliards de dirhams. Le programme « Routes » suit avec 3,98 milliards de dirhams de paiements, mais il est le plus lourd en engagements futurs (16,2 milliards de dirhams en CE), garantissant la continuité des projets structurants. Les infrastructures portuaires complètent le podium avec 2,89 milliards de dirhams de crédits de paiement.
L’Oriental et Dakhla, grands bénéficiaires de projets structurants
L’analyse de la répartition régionale confirme cet accent mis sur les grands projets. La région Orientale bénéficie de la dotation la plus importante, avec plus de 11 milliards de dirhams d’investissements. Cet effort est porté par le programme routier (près de 6,8 milliards de dirhams d’engagements) pour l’autoroute Guercif-Nador, et par les projets hydrauliques (1,4 milliards de dirhams de paiements) dont le rehaussement du barrage Mohammed V.
La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma arrive en deuxième position avec 9,34 milliards de dirhams, un budget dominé par les engagements futurs pour la construction de plusieurs barrages (7,2 milliards de dirhams en CE). Juste derrière, la région de Dakhla-Oued Eddahab capte 8,75 milliards de dirhams, une enveloppe quasi-entièrement dédiée à la poursuite du projet du port Dakhla Atlantique dont l’avancement a atteint 45%.
D’autres régions comme Fès-Meknès et Souss-Massa reçoivent également des dotations importantes, principalement axées sur le secteur de l’eau, tandis que Laâyoune-Sakia El Hamra ferme la marche. Le ministère a souligné que le niveau élevé des crédits d’engagement (futurs) par rapport aux crédits de paiement (immédiats) constituait un « déséquilibre intentionnel », garantissant le financement à long terme de ces infrastructures stratégiques.