Règlement du conflit au Sahara : l’Algérie pose ses conditions
“Compte tenu des données et des responsabilités qui lui incombent en tant que pays voisin des deux parties au conflit, l’Algérie n’hésitera pas à soutenir toute initiative de médiation entre le Front Polisario et le Maroc”, a déclaré mardi Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Alger. L’Algérie conditionne cependant ce rôle de médiateur qu’elle entend jouer entre le Maroc et le Polisario.
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Cette médiation doit être conforme aux “Nations Unies” et elle doit adhérer, “dans sa forme et son contenu, aux principes d’une solution juste, durable et définitive à la question du Sahara occidental, tels que stipulés dans toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, y compris la dernière résolution n° 2797” adoptée vendredi 31 octobre par le Conseil de sécurité, a insisté le chef de la diplomatie algérienne. Son pays a préféré s’abstenir lors du vote.
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La volonté de l’Algérie de contribuer à la résolution du conflit est liée à son “souci constant de la sécurité et de la stabilité de ses voisins”, a assuré Ahmed Attaf. Il ajoutera : « Cette préoccupation repose sur la ferme conviction de notre pays que sa sécurité et sa stabilité font partie intégrante de la sécurité et de la stabilité de ses voisins, de son environnement et de tous les espaces auxquels il appartient. »
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L’Algérie “n’a jamais envisagé sa sécurité et sa stabilité d’un point de vue solitaire, introverti ou égoïste. Au contraire, sa perspective est globale et n’exclut aucun de ses frères, notamment dans la région du Sahel”, a poursuivi le chef de la diplomatie algérienne.