un cadre condamné, un autre recherché par Interpol
Tout est parti d’un audit interne réalisé sur les comptes du consulat général du Maroc à Dubaï par une équipe d’inspection dépêchée sur place par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Le rapport révèle des malversations financières dans la gestion des droits de timbre au consulat général du Maroc à Dubaï, impliquant deux hauts cadres marocains dans ce scandale. Sur la base des résultats de l’enquête, les autorités marocaines compétentes auprès des tribunaux ont déposé une plainte. Le département de Bourita s’est constitué partie civile.
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L’un des cadres sera arrêté dès son entrée dans le royaume. Après son arrestation, il a été déféré devant le parquet compétent de Rabat. Poursuivi en état de détention pour les faits qui lui sont reprochés, il a écopé lundi d’une peine de trois ans de prison, outre une indemnité d’environ 4,5 millions de dirhams à verser au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, rapporte Assaba.
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Par ailleurs, le principal accusé dans cette affaire serait toujours en fuite et activement recherché aux Émirats arabes unis et au Maroc. Un mandat d’arrêt international a été émis contre lui. Interpol (Organisation internationale de police criminelle) devra faciliter l’arrestation et l’extradition de cet accusé.