les automobiles deviennent numéro un et dépassent le phosphate
Le Maroc “réalise désormais près de 15 milliards d’euros d’exportations automobiles”, a rappelé Gilles Abensour, directeur général de Saint-Gobain Maroc, en marge du panel consacré à “l’excellence financière comme levier de stabilité” lors du Quality Leaders Summit. Avec cette performance, l’industrie automobile devient le premier secteur d’exportation du pays. Il surpasse de 50 % les phosphates – « longtemps l’épine dorsale des revenus extérieurs » –, rapporte-t-on. Le360.
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“Dire aujourd’hui qu’un secteur créé il y a seulement dix ans exporte plus que les phosphates montre à quel point le Maroc a réussi à construire une filière nouvelle et dynamique”, commente Abensour. Cette performance historique s’explique par une capacité d’adaptation rapide, renforcée par des politiques publiques ciblées et une intégration croissante dans les chaînes de valeur européennes. C’est le résultat de l’installation de Renault à Tanger et de l’arrivée progressive des équipementiers dans la Zone Libre Atlantique, mais aussi de la stratégie industrielle, de la mise en place de zones d’accélération, de la stabilité monétaire et d’une orientation affirmée par la vision royale. Sans oublier la reconfiguration des chaînes de valeur mondiales et la montée en puissance de la politique industrielle.
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Aujourd’hui, le Maroc produit près de 4 millions de pare-brise, pour un marché intérieur de 500.000 à 600.000 véhicules, rapporte la même source. À ces efforts s’ajoute l’avantage énergétique. La loi 13-09 facilite l’accès des industriels aux énergies renouvelables. « Plus de 80 % de notre énergie est éolienne et 5 à 10 % photovoltaïque », précise Abensour. De quoi alimenter des lignes de production décarbonées répondant aux normes européennes.