les faussaires changent de cible et visent les billets de 200 dirhams
Les chiffres sont sans appel : les autorités ont repéré 4.495 faux billets en 2024, pour une valeur totale de plus de 635.000 dirhams. Il s’agit d’une nette diminution par rapport à l’année précédente (plus de 6 000 billets) et surtout par rapport à la période précédant la crise sanitaire, où près de 10 000 faux billets circulaient. Mais si le volume global baisse, les faussaires ont changé de stratégie : ils ciblent désormais en priorité les billets de 200 dirhams. La part de ces grosses coupures dans les saisies a explosé, passant de seulement 4 % en 2023 à 58 % cette année.
L’euro et les photocopieurs en tête
Les billets de 100 et 50 dirhams sont également un peu plus touchés, tandis que ceux de 20 dirhams intéressent moins les fraudeurs. La grande majorité de ces contrefaçons (91 %) imitent la série de billets émise en 2012. Pour les produire, les techniques restent très basiques : dans 90 % des cas, il s’agit simplement de photocopies ou d’impressions couleur.
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Quant aux devises étrangères, le nombre de contrefaçons a légèrement augmenté. L’euro est la monnaie la plus copiée, représentant 71 % des billets étrangers contrefaits, loin devant le dollar. Dans le même temps, la banque centrale continue d’entretenir le stock de monnaie réelle : elle a mis en circulation 654 millions de nouveaux billets en 2024 et détruit 389 millions de billets endommagés.