un premier C-130 en révision, en attendant l’autonomie nationale
Ce transfert vers les hangars L3Harris Technologies à Waco active concrètement le contrat signé en juillet 2025. L’opération vise à prolonger la durée de vie opérationnelle de l’avion à travers une refonte complète de l’avionique et des systèmes de navigation, renforçant sa fiabilité pour les missions tactiques. Pour la diplomatie américaine, via sa chargée d’affaires Aimée Cutrona, cette démarche dépasse la simple relation commerciale pour entrer dans une logique de co-développement technologique.
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Mais la véritable rupture stratégique se produit sur le sol national. Pour finalement s’affranchir de ces prestations extérieures, le Royaume a posé la première pierre du centre Aero Maroc Maintenance (MAM) à la base aérienne de Benslimane. Ce complexe de 80 000 m², fruit d’une alliance entre Lockheed Martin, Sabena Engineering et MedZ, abritera un hangar dédié aux opérations de maintenance lourde sur les flottes F-16 et C-130.
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Attendu pour le second semestre 2026, ce chantier incarne un changement de paradigme. En internalisant ces compétences de haut niveau via le transfert de technologie, Rabat entend réduire la facture en devises et limiter les temps d’arrêt de ses appareils. L’objectif final est de rapatrier les cycles de maintenance actuellement effectués à l’étranger, garantissant ainsi la souveraineté opérationnelle de la Royal Air Forces.