“Il n’y a pas de limite”, Azeddine Habz poursuit le record mythique d’El Guerrouj
Hicham El Guerrouj maintient son record du monde depuis 1998, mais cette suprématie vacille. Azeddine Habz, né au Maroc et nouveau recordman de France, s’attaque à ce temps mythique, convaincu qu’une seconde et demie reste une distance qui s’efface par le travail.
Azeddine Habz ne se contente plus de son statut de recordman de France. Devenu le sixième performeur de l’histoire sur 1 500 m avec un chrono fantastique de 3’27″49 réalisé à Paris, l’athlète de 32 ans vise désormais le sommet absolu. Sur le plateau de Sport en France, il affiche clairement son ambition de faire tomber la barre des 3’26″00 établie par Hicham El Guerrouj. L’écart d’une seconde et demie ne lui semble pas insurmontable : il estime qu’avec encore du travail, la barrière pourrait céder, affirmant qu’il n’y a « pas de limite ».
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Le défi est immense. Depuis le 14 juillet 1998 et cette course parfaite au Stadio Olimpico de Rome, seuls trois autres coureurs ont réussi à se rapprocher du maître : Bernard Lagat, Asbel Kiprop et récemment le Norvégien Jakob Ingebrigtsen en 2024. Habz reconnaît que la concurrence est rude et que d’autres sont proches de l’exploit, mais la symbolique serait forte pour celui qui partage ses origines marocaines avec la légende.
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L’inspiration puise sa source dans l’histoire. Habz se souvient de la finale olympique d’Athènes en 2004, où El Guerrouj avait remporté l’or contre Lagat. Il décrit cette dernière ligne droite comme une bataille psychologique avant d’être physique, un moment où l’esprit prend le pas sur le corps. Pour l’athlète français, El Guerrouj représentait alors tous les Marocains, une figure capable de transformer un jour de grâce, où tout s’aligne dans la « zone », en une performance éternelle.