après une année 2025 sombre, le Maroc entame sa révolution électrique
L’heure est à la relance par l’investissement. Pour tourner la page d’une année marquée par le déclin, les constructeurs basés dans le Royaume engagent une transformation structurelle de leurs chaînes d’assemblage. Un grand opérateur a ainsi validé un plan en cours jusqu’en 2030 pour convertir sa capacité de production de 500 000 véhicules vers une ligne flexible, capable d’assembler indistinctement des moteurs thermiques, hybrides et électriques. Parallèlement, l’usine de Kénitra prépare le lancement de deux nouveaux modèles haut de gamme, consolidant une capacité nationale qui atteint désormais le million de véhicules par an.
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Ce virage technologique intervient après un exercice 2025 particulièrement éprouvant, décrit sans détour par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour : « l’année a été extrêmement difficile ». Les indicateurs sont passés au rouge au premier trimestre, avec une baisse de 14,6% dans le segment de l’assemblage à fin septembre. Cette contre-performance s’explique par la baisse de la demande de véhicules thermiques en Europe, mais aussi par la concurrence agressive des voitures électriques chinoises.
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Au-delà de la situation extérieure, l’industrie a souffert d’un échec spécifique. Un modèle phare assemblé au Maroc, représentant un volume annuel de 190 000 unités, a vu ses ventes s’effondrer en raison de problèmes techniques liés au moteur. Une crise industrielle qui a fait office d’électrochoc pour accélérer l’adaptation de la plateforme marocaine aux nouvelles normes mondiales.