Le football africain s’offre un luxe inédit
L’image traditionnelle des délégations se croisant dans les halls des hôtels appartient au passé. Pour cette édition, l’organisation marocaine a déployé un système unique : chaque nation qualifiée dispose de son propre siège privé. Cette mesure vise à garantir un isolement total et une concentration optimale, reproduisant les conditions logistiques d’un Euro ou d’une Coupe du monde. Au-delà de l’hébergement, cette exclusivité s’étend aux infrastructures sportives, chaque résidence étant reliée à un centre d’entraînement situé à proximité immédiate pour limiter les temps de trajet et favoriser la récupération.
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Ce déploiement représente un défi opérationnel considérable. La gestion de 24 bases autonomes implique de coordonner simultanément la sécurité, la restauration et les flux médiatiques de 24 entités distinctes. Une exigence qui s’applique également aux stades : pour la première fois, aucun site n’accueillera deux matches le même jour, rompant avec la pratique des « doubles confrontations » fréquentes lors des éditions précédentes.
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Cette architecture logistique a été fixée longtemps à l’avance. C’est en janvier dernier, à Rabat, que s’est effectuée la répartition des camps via un tirage au sort en présence des sélectionneurs. Si Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, précise qu’il ne faut pas confondre ce système avec les projets pharaoniques de la Coupe du monde 2030, l’objectif affiché est d’élever immédiatement le niveau de service aux plus hauts standards internationaux.