L’Europe expulsera plus facilement les Marocains
Il s’agit d’un tournant décisif dans la politique migratoire du Vieux Continent. Sous la pression conjointe de la droite et de l’extrême droite, les députés ont validé mercredi l’intégration du Maroc, aux côtés de la Tunisie ou de l’Egypte, dans une liste commune de pays considérés comme sûrs.
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Pour les ressortissants du Royaume, l’impact est immédiat : leurs demandes d’asile seront traitées en mode express, limitant leurs chances de succès afin d’accélérer leur retour au pays.
Le texte va encore plus loin en autorisant l’expulsion des demandeurs d’asile vers des pays tiers n’ayant aucun lien avec eux, une mesure qualifiée par l’opposition de « cadeau à Giorgia Meloni » et à son modèle albanais.
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Si l’extrême droite justifie ce durcissement par une « pression insupportable » sur les États membres, les chiffres montrent néanmoins une baisse de 20 % des entrées irrégulières cette année. L’adoption définitive de ces mesures apparaît désormais comme n’étant qu’une formalité.