Chaos géant à la frontière marocaine
L’année 2026 commence avec les nerfs à vif au poste frontière de Tarajal. Alors que la fluidité est essentielle pour entrer au Maroc, le sens retour vers Ceuta est devenu un véritable piège pour les véhicules et les motos. Les scènes de files d’attente interminables se sont répétées toute la journée du 1er janvier, obligeant les voyageurs à une extrême patience. Cette paralysie est la conséquence directe du projet de modernisation lancé par le Maroc pour adapter ses infrastructures aux exigences de la future « frontière intelligente », à l’image des aménagements déjà réalisés côté espagnol.
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La configuration actuelle crée un goulot d’étranglement inévitable. Les travaux ont conduit à fermer la zone basse aux véhicules, concentrant tous les flux sur la zone haute. Celui-ci a été réorganisé en six itinéraires : trois pour entrer au Maroc, trois pour sortir. Les autorités préviennent que la situation va perdurer : dès que la partie basse sera rénovée, le chantier se déplacera vers la partie haute, laissant présager des mois de difficultés pour les frontaliers et les touristes.
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La colère grandit face à ces blocages récurrents, certaines journées noires ayant même enregistré des attentes records allant jusqu’à dix heures, provoquant la saisie du Médiateur par les entités locales. Pour ajouter à l’exaspération, les douaniers maintiennent une stricte application des règles : le régime des voyageurs n’étant toujours pas rétabli, il reste impossible d’acheminer le moindre sac de courses ou de produits de première nécessité vers l’enclave, même après des heures de file d’attente.