Après l’exploit contre le Cameroun, Regragui appelle à l’union sacrée
C’est un Walid Regragui ému mais lucide qui s’est présenté à la presse après le coup de sifflet final au stade Moulay Abdellah. Conscient d’avoir brisé un plafond de verre qui existait depuis des décennies, le sélectionneur a d’abord souhaité définir l’identité de son groupe.
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“Nous sommes une famille, même si certains ne nous croient pas ou ne croient pas en nous”, a-t-il déclaré. Une réponse directe aux sceptiques, rappelant que le principal moteur de cette équipe reste l’amour du maillot : « Nous jouons pour la patrie et pour les supporters qui veulent voir le Maroc au sommet. »
Le technicien a mesuré le poids de l’histoire. Selon lui, les Lions de l’Atlas ont offert au peuple des émotions oubliées depuis trop longtemps. “36 ans se sont écoulés sans que les Marocains voient leur sélection à ce niveau, et aujourd’hui ils vivent cette joie avec nous”, a-t-il souligné.
Pourtant, dans l’euphorie générale, Regragui a immédiatement assumé son rôle de gardien de la tempérance. “Nous n’avons encore rien accompli et nous devons garder les pieds sur terre”, a-t-il insisté, refusant de voir son équipe se démobiliser avant le dernier carré.
Pour le sélectionneur, ce succès n’est pas un hasard, mais le fruit de « quatre années de travail et de cohésion ». Il a insisté sur l’importance de la confiance accordée au groupe et aux choix techniques, souvent débattus mais aujourd’hui validés par le résultat.
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Regragui a enfin lancé un appel à l’unité sacrée, demandant aux Marocains de continuer à croire en ceux qui œuvrent pour le football national. L’objectif est clair : continuer à écrire l’histoire, pas seulement la lire.