Comment le Maroc a fini par détrôner un géant espagnol
Pour la première fois, le Royaume a dépassé les îles Canaries en termes de nombre total de visiteurs, clôturant l’année 2025 avec près de 20 millions de touristes internationaux. Cette performance, marquée par une croissance de 14%, témoigne d’une stratégie d’accélération réussie qui redessine la carte touristique régionale face à une destination espagnole désormais confrontée aux défis de saturation.
Les statistiques pour l’année 2025 révèlent un changement de leadership symbolique dans le secteur du tourisme international. Alors que les îles Canaries ont atteint un chiffre historique de 18,6 millions de visiteurs, elles se retrouvent désormais derrière le Maroc, qui a attiré 19,8 millions de voyageurs sur la même période. Si l’archipel espagnol continue de progresser, notamment grâce au marché étranger, il ne peut plus rivaliser avec le rythme de croissance imposé par son voisin maghrébin, qui a su transformer son modèle en un temps record.
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Cette montée en puissance s’explique par une politique d’investissement massif dans les infrastructures de transport, les aéroports et l’amélioration constante de la sécurité dans les zones touristiques clés. Le Maroc s’impose comme une alternative de plus en plus compétitive pour les voyageurs européens, proposant des tarifs d’hôtellerie et de restauration plus avantageux dans les grands centres comme Marrakech, Agadir, Tanger ou Fès. Cette perception d’une destination à la fois sûre et abordable a permis de capter une part importante de la demande qui se dirigeait auparavant presque automatiquement vers les côtes espagnoles.
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Au-delà du simple volume, la comparaison entre les deux destinations met en évidence deux phases distinctes de leur cycle de développement. Les Canaries représentent un marché mature, où le débat public se concentre désormais sur les limites du modèle touristique et la pression sur le logement. A l’inverse, le Maroc est dans une phase d’expansion dynamique, bénéficiant d’une plus grande marge de manœuvre politique et territoriale pour se développer sans protestation sociale majeure. Même si l’archipel espagnol conserve son avance en termes de dépense moyenne par visiteur, le succès quantitatif du Maroc en 2025 marque une nouvelle ère de compétition sur la scène mondiale.