Un mari condamné par la justice à retourner vivre avec sa femme !
L’association « Matqich Waldi » a réagi à ce verdict en soulignant que la famille constitue la cellule de base de la société et que sa stabilité conditionne l’équilibre psychologique des enfants. L’organisation rappelle que les devoirs conjugaux ne sont pas seulement matériels, mais sont fondés sur le respect et la coopération. Tout en reconnaissant la légitimité de la lutte contre l’abandon injustifié des responsabilités familiales, l’association recommande de privilégier la médiation et l’accompagnement social avant de recourir à la coercition judiciaire, afin de promouvoir des solutions durables et consensuelles.
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Ce jugement n’est pas isolé dans la pratique judiciaire marocaine. Le tribunal aux affaires familiales de Marrakech avait déjà rendu une décision similaire en février 2020. Dans ce précédent, le tribunal avait considéré que le mariage entraîne des obligations de résidence commune indispensables à la garde des enfants. L’absence du conjoint à l’audience avait été interprétée comme un aveu implicite de son départ du domicile, justifiant ainsi l’injonction de retour.
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Sur le plan législatif, le fait pour un parent de quitter le domicile familial sans motif impérieux pendant plus de deux mois est qualifié de délaissement de la famille. Cette infraction est passible de sanctions pénales, notamment d’emprisonnement et d’amendes, outre une éventuelle indemnisation au profit de la partie lésée. La justice utilise la sanction comme un mécanisme de pression pour assurer l’exécution de ces décisions, tout en plaçant l’intérêt supérieur de l’enfant au centre des procédures.