étape clé franchie pour un pont ferroviaire stratégique
L’ouvrage en question fait 440 mètres de long et allie acier et béton pour répondre aux contraintes de la très grande vitesse. Sa stabilité est assurée par un socle technique complexe composé de 166 pieux forés. Ces structures ont un diamètre de 1,6 mètre et s’enfoncent à des profondeurs variant entre 10 et 22 mètres, permettant ainsi de s’affranchir des enjeux géologiques et des spécificités du relief de la zone.
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La réalisation de cette phase des fondations constitue une étape charnière pour la pérennité et la sécurité du pont. Le respect des normes de qualité et des délais lors de ces travaux témoigne de la précision de l’encadrement technique du projet. Désormais, le chantier s’orientera vers la construction de la structure supérieure de l’ouvrage, incluant notamment la pose des tabliers pour finaliser cette infrastructure stratégique.
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Deuxième étape du projet marocain d’extension de la grande vitesse, la LGV Kénitra-Marrakech doit relier Rabat, Casablanca et Marrakech, tout en assurant l’accès aux deux aéroports. Les trains, annoncés jusqu’à 350 km/h, réduiront considérablement les trajets : une heure entre Tanger et Rabat, 1 heure 40 minutes vers Casablanca et 2 heures 40 minutes vers Marrakech.
Les travaux ont été officiellement lancés par le roi Mohammed VI, à la gare de Rabat-Agdal, pour un projet de 430 kilomètres évalué à 53 milliards de dirhams (5,3 milliards de dollars).