Le modèle marocain, boussole du Kenya pour sa Coupe d’Afrique
Le Kenya passe à la vitesse supérieure dans sa préparation à la 36e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qu’il co-organisera mi-2027 avec l’Ouganda et la Tanzanie. Nicholas Musonye, président du Comité local d’organisation (COL), a annoncé que tous les sites doivent être opérationnels d’ici novembre 2026, respectant ainsi le délai de grâce de huit mois imposé par la Confédération africaine de football (CAF) avant le coup d’envoi. Cette annonce intervient alors que le Kenya entame en février une phase de préparation intensive destinée à éviter les retards observés lors des précédentes compétitions.
Lire : Combien recevra le Maroc s’il remporte le titre du CHAN ?
Tirant les leçons de l’organisation réussie par le Maroc de la CAN 2025, le comité kenyan a identifié les infrastructures, la sécurité et l’accueil comme projets prioritaires. Lors d’une mission de benchmarking dans ce pays d’Afrique du Nord, les responsables kenyans ont été particulièrement impressionnés par la qualité des terrains et l’entretien des terrains d’entraînement. En conséquence, le COL recommande désormais la création de dix à douze terrains d’entraînement de classe mondiale pour la seule région de Nairobi, afin de garantir que chaque équipe dispose d’installations dédiées, à l’image de ce qui a été réalisé à Rabat, rapporte le Daily Nation.
Lire : CHAN 2024 : voici les bonus pour les joueurs marocains
Sur le plan logistique, le projet comprend des transformations majeures des stades Talanta Sports City et Kasarani, ainsi que l’intégration du stade Nyayo pour les matchs à moindre enjeu. Le comité recommande également le développement de lignes ferroviaires reliant le centre-ville de Nairobi aux sites sportifs afin de rationaliser le transport des supporters et d’éviter les embouteillages routiers. Parallèlement, un volet sécurité prévoit la formation de 1 000 policiers spécialisés dans la gestion des foules, afin de respecter les protocoles stricts de la CAF et d’éviter les sanctions liées à l’utilisation de tactiques inappropriées.
Le financement reste un défi majeur puisque le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie devront chacun s’acquitter de 30 millions $ de frais d’organisation d’ici avril 2026. Pour garantir le succès de cette application commune baptisée « Pamoja », les trois pays prévoient de mettre en place ce mois-ci un comité de pilotage unique. Ce dernier sera chargé d’unifier la stratégie marketing, de coordonner les exonérations fiscales et de finaliser un système de visa commun, visant à offrir aux supporters un tournoi reflétant l’authenticité et l’hospitalité de l’Afrique de l’Est.