Ce qui change avec la nouvelle réforme
Une réunion stratégique se tient ce mercredi entre la direction de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) et la Fédération des professionnels de la conduite automobile pour discuter d’une réorganisation structurelle de l’examen. La réforme envisagée repose sur une séparation claire entre l’apprentissage du code et la conduite : le candidat devra désormais valider la partie théorique avant de pouvoir commencer sa formation pratique. Cette mesure vise à rationaliser le cursus et à éviter les licenciements pédagogiques et financiers qui pénalisent actuellement les étudiants.
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Le nouveau dispositif propose de maintenir la validité de l’examen théorique pendant une durée de six mois. Durant cette période, le candidat pourra passer l’examen de conduite jusqu’à six fois sans avoir à rembourser ou repasser le code, contrairement au système actuel qui impose souvent une reprise complète en cas d’échecs répétés. Pour Mustapha El Haji, président de la Fédération, cette démarche permet de « protéger le candidat contre toute reprise inutile de formation théorique », réduisant considérablement le coût global du permis en cas de difficultés dans la partie pratique.
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Les discussions portent également sur le maintien de la période probatoire de deux ans, pendant laquelle le nouveau conducteur dispose d’un capital restreint de 20 points. Ce solde passe automatiquement à 30 points à la fin de cette phase si aucune faute grave n’est commise. Les professionnels soulignent que la perte totale de points entraîne l’annulation du titre et une interdiction de repasser l’examen pendant six mois, un mécanisme dissuasif destiné à ancrer un comportement responsable dès les premiers kilomètres.
Enfin, le projet comprend un volet de modernisation administrative avec le déploiement de la plateforme « Téléservices ». Ce compteur numérique permettra aux auto-écoles de dématérialiser l’ensemble de leurs démarches, depuis l’inscription des moniteurs jusqu’à la réservation des dates d’examens. Qualifié de « rêve tant attendu » par la profession, cet outil de gestion à distance doit encore être validé par les textes réglementaires qui seront finalisés à l’issue des concertations en cours.
Pour résumer :
• Une réforme prévoit de séparer la formation au code et l’apprentissage pratique de la conduite.
• Le code resterait valable six mois, avec jusqu’à six tentatives à l’examen pratique sans le repasser.
• En cas d’échec dans la pratique, seule la formation à la conduite devrait être répétée, réduisant ainsi les coûts.
• La période probatoire de deux ans reste inchangée : le nouveau conducteur démarre avec un capital de 20 points.
• A l’issue de la période probatoire, le capital passe à 30 points en l’absence de fautes graves.