Le Maroc reste sous la tutelle budgétaire de l’Union européenne
Le 17 février 2026, l’Union européenne a mis à jour ses listes de juridictions fiscales. Le Maroc reste à l’Annexe II, confirmant son statut de partenaire coopératif sous surveillance le temps qu’il achève ses réformes.
Lors de leur dernière réunion, les ministres des Finances de l’UE ont révisé ce classement mondial visant à lutter contre l’évasion et la fraude fiscales. Si des pays comme le Vietnam et les îles Turques et Caïques ont été ajoutés à la « liste noire » (annexe I) des paradis fiscaux non coopératifs, d’autres comme Fidji ou Samoa en sont sortis. De son côté, le Maroc reste classé en annexe II, aux côtés de huit autres pays dont la Jordanie et la Turquie.
Transparence fiscale : le Maroc engagé dans les réformes de l’UE
Cette présence à l’Annexe II, souvent qualifiée de « liste grise », ne constitue pas une sanction. Au contraire, cela reflète la coopération continue du Royaume avec les autorités européennes. L’UE prend note des engagements pris par le Maroc pour modifier son régime fiscal et s’aligner sur les normes internationales de bonne gouvernance. Bruxelles continuera à suivre de près l’application de ces mesures correctives avant d’envisager une suppression définitive de cette liste.