la réponse ferme de la Grande Mosquée de Paris au CFCM
Pour la Grande Mosquée de Paris, le début du mois sacré n’est pas une décision administrative, mais une stricte prescription religieuse.
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« Jeûner de sa vision et rompre avec sa vision. » — Cet enseignement prophétique constitue le fondement de la décision du GMP, qui considère que les institutions n’annoncent que ce que détermine le cycle lunaire.
Face aux arguments du CFCM sur sa représentativité (1 200 mosquées participant aux élections), le GMP oppose une légitimité sur le terrain et dans la durée :
• Ancrage historique : Le GMP fait ces annonces depuis près d’un siècle.
• Confiance des fidèles : Elle souligne que la majorité des musulmans de France ont suivi son annonce, signe d’une autorité morale construite dans la durée.
• Stabilité : La question n’est pas de « gagner » un concours de représentativité, mais d’offrir des repères stables aux croyants.
Le GMP recadre également le débat sur l’influence étrangère (notamment de l’Arabie Saoudite) évoqué par le CFCM :
• Pluralisme des écoles : La diversité des méthodes (calcul vs vision) est une richesse de la tradition islamique.
• Souveraineté théologique : Le GMP refuse de remettre en question la sincérité ou la rigueur des autorités religieuses des autres pays, jugeant de telles critiques « théologiquement délicates ».
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Le recteur Chems-eddine Hafiz conclut en rappelant que l’unité ne peut s’imposer par décret. Elle doit résulter d’une véritable concertation et du respect mutuel des sensibilités. Pour le GMP, l’heure n’est plus aux polémiques institutionnelles, mais à l’élévation spirituelle, à la solidarité et à la fraternité.