Le Maroc veut rentabiliser ses (chers) stades
Le dernier Bulletin officiel a publié les arrêtés, contresignés par le chef du gouvernement et le ministre des Finances, constatant la naissance de structures dédiées à Tanger, Casablanca, Fès, Marrakech et Agadir. Chaque entité dispose d’un budget de 20 millions de dirhams pour moderniser et valoriser le patrimoine sportif local. Cette organisation sous forme de sociétés anonymes répond à une volonté de professionnaliser la maintenance des stades et des salles polyvalentes en prévision de l’échéance mondiale de 2030.
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Le tour de table financier repose sur un partenariat public pluriel. L’Etat, via le ministère des Finances, injecte 10 millions de dirhams dans chaque structure, soit la moitié du capital. Le reste de la contribution est complété par les conseils régionaux (4,5 millions), la Fédération royale marocaine de football (3,5 millions) et les communes concernées (2 millions). Ce modèle de financement participatif vise à impliquer tous les acteurs territoriaux dans la réussite de la mise aux normes internationales des équipements.
Au-delà de l’aspect technique, ces nouvelles entreprises devront optimiser la rentabilité économique des sites. Leurs missions comprennent le déploiement de la billetterie numérique, la gestion des espaces publicitaires, ainsi que l’exploitation des espaces commerciaux et de restauration. En diversifiant les revenus via l’accueil d’événements culturels ou la location d’espaces, le gouvernement espère réduire la charge sur le budget public tout en garantissant la pérennité des lourds investissements consentis pour la compétition.
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Enfin, ces décrets mettent l’accent sur la vocation sociale des infrastructures. Bien que gérés selon des critères de performances commerciales, les stades et terrains locaux resteront ouverts aux clubs, associations et jeunes locaux. Cette approche hybride cherche à concilier les exigences de sécurité et de prestige liées à la Coupe du monde avec le développement de la pratique sportive à l’échelle régionale, assurant ainsi un héritage concret aux populations locales après le tournoi.