Le Maroc au chevet de 32 métiers d’art en voie de disparition
Le mois du Ramadan dynamise l’artisanat marocain, un secteur stratégique qui emploie 2,7 millions de personnes. Malgré une forte croissance des exportations, le gouvernement s’emploie à préserver trente-deux métiers menacés de disparition face à la concurrence industrielle.
Le mois sacré du Ramadan s’accompagne d’une hausse significative de l’activité des artisans des médinas du Royaume. Ce secteur, qui représente environ 7% du produit intérieur brut national, constitue un moteur social essentiel, employant près de 22% de la population active marocaine. Pour fidéliser une clientèle composée de locaux et de touristes, les maîtres artisans s’efforcent de maintenir la stabilité de leurs prix de vente, même s’ils font face à la hausse des prix des matières premières.
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Les performances commerciales du secteur montrent une dynamique positive avec des ventes touristiques atteignant 10 milliards de dirhams en 2025. L’année dernière, les exportations ont augmenté de 11% à 1,23 milliard de dirhams, portées principalement par les poteries, les tapis et les vêtements traditionnels. Les États-Unis se sont imposés comme le premier débouché international, absorbant 44 % des expéditions, devant la France et l’Espagne.
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Afin d’assurer la pérennité de ce patrimoine culturel, les autorités ont lancé un plan de sauvegarde ciblant trente-deux spécialités menacées. Cette initiative vise à contrer le désintérêt des jeunes générations et la pression des produits industriels à bas prix. Parallèlement, la modernisation du secteur s’accélère avec l’inscription de 440 000 professionnels au Registre national de l’artisanat et l’intégration de plus de 660 000 artisans au système de sécurité sociale.