Maroc : les manifestations pro-iraniennes interdites
A Rabat, un imposant dispositif des forces anti-émeutes a été déployé avenue Mohamed V pour empêcher un rassemblement convoqué par des mouvements islamistes et de gauche. La police a bloqué l’accès à l’esplanade du Parlement à des dizaines de manifestants, dont des dirigeants du Parti de la justice et du développement (PJD). A Tanger, une tentative de rassemblement sur la place Iberia a également été dispersée par la police sans qu’aucun incident violent n’ait été enregistré.
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Sur le plan diplomatique, le Maroc a officiellement condamné l’attaque « flagrante » de missiles iraniens contre les territoires de plusieurs pays arabes, dont les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar. Le Roi Mohammed VI a réaffirmé cette position de solidarité lors d’entretiens téléphoniques avec les dirigeants de ces pays. Cependant, Rabat n’a pas commenté le conflit armé direct entre l’Iran et les États-Unis et Israël.
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Cette tension intervient sur fond de rupture des relations diplomatiques entre Rabat et Téhéran depuis mai 2018. L’actualité régionale est dominée par une attaque conjointe d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, faisant plus de 200 morts, dont le guide suprême Ali Khamenei, selon une annonce de Donald Trump. En réponse, Téhéran a lancé des frappes contre Israël et les bases américaines situées à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats et au Koweït.