L’activiste islamophobe Ibtissame Lachgar sollicite une grâce royale au Maroc
Condamnée pour offense à l’islam, Ibtissame Lachgar demande une grâce pour raisons médicales alors que son état de santé se dégrade en détention.
Une demande de grâce dans un contexte controverséIbtissame Lachgar, connue pour ses prises de position ouvertement hostiles à l’islam, a déposé une demande de grâce royale à l’approche de l’Aïd-el-Fitr. Actuellement incarcérée, elle invoque des raisons humanitaires liées à la dégradation de son état de santé.
Âgée de 50 ans, elle affirme souffrir de complications graves dues à une prothèse osseuse endommagée, espérant ainsi obtenir une libération exceptionnelle.Une condamnation liée à des provocations ciblant l’islamArrêtée en août 2025, Ibtissame Lachgar purge une peine de deux ans et demi de prison pour « offense à l’islam ».
Sa condamnation fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de contenus jugés provocateurs et offensants envers la religion musulmane, notamment le port d’un t-shirt à message polémique.
Loin d’être une simple militante réprimée, son dossier s’inscrit dans une série d’actions assumées visant à défier publiquement les valeurs religieuses dominantes au Maroc.Un état de santé préoccupant en détentionSelon son entourage, la situation médicale de Lachgar s’est fortement détériorée en prison. Survivante d’un cancer des os, elle devait initialement subir une intervention chirurgicale en France, désormais impossible en raison de son incarcération.
Son avocate, Ghizlane Mamouni, indique que la tige métallique reliant son épaule au coude s’est déplacée, entraînant une fracture nécessitant une opération urgente.Des risques médicaux sérieuxLes complications liées à son état pourraient entraîner des infections graves, avec un risque réel d’amputation. Cette situation soulève des questions sur la prise en charge médicale en milieu carcéral, notamment pour les détenus souffrant de pathologies lourdes.
Toutefois, ces préoccupations sanitaires s’ajoutent à un dossier judiciaire déjà sensible en raison de la nature des faits reprochés.Une dépendance accrue en prisonAffaiblie physiquement, Ibtissame Lachgar dépend désormais de l’aide de plusieurs codétenues pour accomplir les gestes du quotidien.
Cette perte d’autonomie illustre l’impact concret de son état de santé sur ses conditions de détention, mais ne change pas la perception de son cas par une partie de l’opinion publique, qui continue de voir en elle une figure polémique en raison de ses positions anti-religieuses.
Un débat entre santé et responsabilitéLa demande de grâce royale intervient dans un contexte où se confrontent considérations humanitaires et responsabilité pénale. Si certains appellent à une libération pour raisons médicales, d’autres estiment que ses actes, perçus comme islamophobes et délibérément provocateurs, justifient pleinement la peine prononcée.
Une décision attendue à l’approche de l’Aïd-el-Fitr, la décision concernant sa demande de grâce est très attendue. Elle posera, une fois de plus, la question de l’équilibre entre compassion, justice et respect des valeurs fondamentales dans la société marocaine