Tombes déterrées au ranch Zorro d’Epstein alléguées, enquête relancée au Nouveau‑Mexique
Un signalement évoque des parcelles funéraires déterrées au ranch Zorro d’Epstein, relance d’enquête au Nouveau‑Mexique
Un informateur a envoyé le 16 février 2026 des photos de parcelles supposées funéraires au ranch Zorro d’Epstein, relançant l’enquête du Nouveau‑Mexique.
Un membre du public affirme s’être introduit en 2020 sur l’ancien ranch Zorro, propriété de Jeffrey Epstein, et y avoir découvert plusieurs parcelles ressemblant à des tombes qui, d’après l’auteur du signalement, semblaient avoir été déterrées. Les images et la correspondance ont été adressées le 16 février 2026 à des législateurs de l’État, provoquant une réaction administrative et la reprise d’investigations menées par les autorités locales. Les allégations restent à ce stade non vérifiées.
Signalement transmis aux législateurs le 16 février 2026
L’e-mail daté du 16 février 2026 indique qu’un individu, dont le nom a été expurgé dans la correspondance, s’est rendu sur la propriété en 2020 et a découvert des emplacements qui paraissaient avoir été creusés puis recouverts. L’expéditeur a joint deux photographies montrant des parcelles au sol et a suggéré que des corps avaient pu être retirés des lieux. Dans son message, la personne reconnaît que son intrusion était illégale, tout en affirmant que la gravité des faits allégués justifiait sa démarche.
Descriptions et images: yourte, défibrillateur et parcelles
Outre les photos des parcelles, les documents transmis comprennent des images de l’extérieur du manoir, d’une yourte blanche installée sur le terrain, d’un défibrillateur et d’une statue représentant un homme d’apparence africaine observée à l’intérieur de la tente. L’informateur évoque également la tenue de rituels dans la yourte et la présence d’appareils médicaux, sans fournir de preuve permettant de confirmer la nature ou la finalité de ces objets et activités.
Réexamen judiciaire demandé par le procureur général en février 2026
En février 2026, le procureur général de l’État a ordonné la réouverture des investigations sur le ranch Zorro, après la publication, fin janvier 2026, d’une nouvelle série de dossiers liés aux enquêtes antérieures. Cette décision vise à faire la lumière sur des allégations non vérifiées concernant des événements survenus sur la propriété. La reprise des investigations intervient alors que la transcription des éléments récemment rendus publics a ravivé l’attention sur le dossier.
Fouilles et recherches menées mi-mars 2026
Mi-mars 2026, des équipes d’enquêteurs de l’État ont entamé des fouilles sur le terrain du ranch Zorro. Les autorités ont communiqué que les investigations se poursuivraient « partout où les faits mèneraient », précisant toutefois que l’examen des éléments transmis — y compris les photos et la lettre de 16 février — était en cours. Les responsables chargés des investigations n’ont pas confirmé publiquement la découverte de restes humains ni la corrélation directe entre les images fournies et les zones actuellement sondées.
Antécédents de l’enquête et allégations antérieures
Le ranch Zorro, acquis par Jeffrey Epstein en 1993, était déjà au centre de plaintes déposées par plusieurs personnes affirmant avoir été victimes d’abus sur place. Une enquête de l’État menée en 2019 avait été clôturée à la demande des procureurs fédéraux, lesquels poursuivaient alors des procédures criminelles. Après l’incarcération d’Epstein en 2019 et sa mort ultérieure en détention, de nouveaux éléments et courriels anonymes avaient circulé, dont certains évoquant, dès 2019, des allégations graves telles que l’inhumation de victimes étrangères à l’extérieur du ranch.
Enquête en cours et limites des éléments communiqués
Les documents reçus par les législateurs font état de suppositions et d’hypothèses avancées par l’informateur — notamment l’idée que des corps auraient été retirés de parcelles mise au jour — sans fournir d’identification indépendante des lieux ni d’analyses médico‑légales. Des responsables d’enquête ont indiqué que la vérification de la crédibilité des affirmations et l’établissement d’un lien entre les images et les zones fouillées sont des étapes prioritaires. Plusieurs acteurs contactés n’ont pas apporté de commentaire public sur la véracité des allégations à ce stade.
Les autorités de l’État poursuivent les investigations sur le terrain et examinent la correspondance et les pièces transmises par l’informateur. L’enquête devra déterminer si les parcelles photographiées correspondent à des sépultures, si des restes humains ont été dissimulés ou déplacés, et si des actes criminels peuvent être établis à partir des éléments matériels et témoignages disponibles. En l’absence de confirmation indépendante, les déclarations contenues dans l’e-mail du 16 février 2026 restent des allégations nécessitant des vérifications approfondies.