Albert Korir testé positif à l’EPO et suspendu cinq ans
Albert Korir suspendu cinq ans pour usage d’EPO, suspension rétroactive jusqu’en 2031
Albert Korir, champion kényan du marathon de New York 2021, suspendu cinq ans pour usage d’EPO; sanction s’étend du 8 janvier 2026 au 7 janvier 2031 et relance les inquiétudes.
Le coureur kényan Albert Korir, vainqueur du marathon de New York en 2021, a été frappé d’une suspension de cinq ans après avoir admis l’usage d’un médicament interdit stimulant la production de globules rouges. L’annonce faite par l’Athletics Integrity Unit (AIU) le 30 mars 2026 précise que Korir a reconnu rapidement les faits, ce qui a permis une réduction d’un an par rapport à la sanction initiale de six ans.
Détail du contrôle positif et substance détectée
Les contrôles hors compétition effectués au Kenya en octobre ont révélé la présence de la forme synthétique de l’érythropoïétine (EPO) dans les analyses de Korir. L’EPO synthétique augmente la concentration en globules rouges et améliore la capacité d’endurance, raison pour laquelle elle figure sur la liste des substances interdites. L’AIU indique que l’athlète a admis l’utilisation de ce produit dans le cadre de la procédure disciplinaire, ce qui a influé sur la durée finale de la sanction.
Période exacte de la suspension
La suspension de cinq ans prend effet rétroactivement au 8 janvier 2026, date de la suspension provisoire, et s’étendra jusqu’au 7 janvier 2031 inclus. Cette détermination chronologique signifie que Korir sera écarté de toute compétition officielle et de toute activité encadrée par les règles antidopage pendant cette période. L’AIU a précisé que la réduction d’un an a été appliquée « sur la base d’une admission et d’une acceptation rapides de la sanction ».
Impact sur le palmarès et la carrière
Albert Korir, âgé de 32 ans, est reconnu pour plusieurs performances de haut niveau : victoire au marathon de New York 2021 en 2 h 08 min 22 s, troisième place au même marathon en 2023 avec un record personnel de 2 h 06 min 57 s, et victoires au marathon d’Ottawa en 2019 et 2025. L’interruption forcée de cinq ans interviendra à un moment clé de sa carrière, compromettant sa présence sur le circuit international et sa capacité à retrouver son niveau antérieur à son retour.
Conjoncture kényane et précédents récents
La sanction s’inscrit dans une série de décisions disciplinaires visant des athlètes kényans ces dernières années. En décembre 2025 et au cours de 2024, plusieurs figures de l’athlétisme du pays ont été sanctionnées pour usage de substances interdites. Notamment, la marathonnienne Ruth Chepngetich a été interdite pendant trois ans après avoir admis l’utilisation d’hydrochlorothiazide (HCTZ), un diurétique classé agent masquant. En juin 2024, le Kenya a prononcé sa première interdiction à vie contre Beatrice Toroitich et une suspension de six ans à Rhonex Kipruto, détenteur du record national du 10 km à l’époque. Depuis l’onde de choc autour des Jeux olympiques de Rio 2016, plus de 140 coureurs kenyans, principalement spécialistes des courses de fond, ont été sanctionnés pour des infractions liées au dopage.
Réactions attendues et implications pour le contrôle antidopage
La décision de l’AIU relance les débats sur l’efficacité des contrôles hors compétition et sur les mesures préventives mises en œuvre au Kenya. Les autorités antidopage internationales et les fédérations nationales suivent de près ces affaires, qui ont des conséquences sur la réputation des athlètes et la confiance du public envers la compétition. La reconnaissance rapide des faits par Korir a été un élément considéré dans la réduction de la peine, mais elle n’a pas empêché une sanction lourde destinée à envoyer un signal fort au milieu de l’athlétisme.
La suspension d’Albert Korir marque une nouvelle étape dans la lutte contre le dopage au sein de l’athlétisme kényan et international, et pose des questions sur la prévention, l’éducation et la surveillance des athlètes de haut niveau.