Quatre enfants tués dans une maternelle de Kampala, suspect arrêté et mobile inconnu
Attaque meurtrière dans une maternelle de Kampala : quatre enfants tués, suspect arrêté
Un homme de 34 ans a tué quatre enfants dans une école maternelle de Ggaba, Kampala, le 2 avril 2026; le suspect est détenu et le mobile reste inconnu.
Un homme a pénétré mercredi dans l’école du programme de développement de la petite enfance de Ggaba, dans la division Makindye de Kampala, et a attaqué des enfants avec un objet pointu, faisant quatre morts, dont une fille et trois garçons. La police locale a confirmé l’arrestation du suspect et a indiqué que le mobile de l’attaque reste à établir. Des témoins décrivent une scène de panique, de tristesse et de colère dans ce quartier résidentiel de la capitale ougandaise.
Lieu et chronologie de l’attaque
L’incident s’est produit le 2 avril 2026 dans l’enceinte de l’école maternelle située à Ggaba, une zone de la division Makindye. Selon les informations disponibles, le suspect est entré dans les bâtiments en se faisant passer pour un parent, a brièvement échangé avec l’administrateur de l’établissement, puis a quitté les bureaux avant de revenir et de verrouiller la porte. Les enfants ont alors été attaqués “les uns après les autres” par l’agresseur, qui utilisait un objet tranchant. Les autorités ont précisé que quatre mineurs ont perdu la vie sur place.
Profil du suspect et arrestation
Les responsables ont indiqué que l’auteur présumé de 34 ans a été maîtrisé et placé en détention peu après les faits. D’après les témoignages recueillis, l’intervention d’un agent de sécurité d’une église voisine a permis d’appréhender l’individu avant que la foule n’exerce des violences. La police a conduit l’arrestation et retenu le suspect pour interrogatoire, tandis que des mesures ont été prises pour sécuriser la zone et éviter des débordements.
Réactions et scènes sur place
Des vidéos et témoignages montrent des parents et des proches en larmes, rassemblés à proximité de l’école. Une foule en colère s’est constituée et a tenté d’enlever le suspect, obligeant les forces de l’ordre à faire usage de tirs d’avertissement dans les airs afin de disperser les manifestants et protéger la personne détenue. Les autorités municipales et les équipes de secours se sont rendues sur place pour prendre en charge les familles des victimes et sécuriser les lieux.
Enquête et éléments recherchés
La police a déclaré que le mobile des meurtres fait toujours l’objet d’une enquête approfondie. Les enquêteurs cherchent à établir le parcours du suspect, ses motivations, et s’il avait des liens avec l’établissement ou avec des personnes présentes ce jour-là. Des examens médico-légaux et des auditions de témoins sont en cours pour reconstituer précisément le déroulé des événements, la chronologie des attaques et l’origine de l’arme utilisée.
Sécurité des établissements scolaires et mesures immédiates
L’incident soulève des questions sur les protocoles de sécurité dans les écoles maternelles et les structures destinées à la petite enfance. Les autorités locales ont indiqué qu’elles réévalueraient les dispositifs d’accès aux établissements et la présence d’agents de sécurité, afin de prévenir de tels drames. Les responsables scolaires sont invités à renforcer les contrôles d’entrée, les procédures d’accueil des adultes et la formation du personnel face aux situations d’urgence.
Contexte et rareté des violences similaires à Kampala
Une attaque de cette nature est perçue comme inhabituelle dans une ville comme Kampala, où de tels actes contre des enfants restent rares. La capitale, qui compte plusieurs millions d’habitants, fait face à des défis sécuritaires variés, mais les attaques ciblant des écoles et des structures pour enfants provoquent une émotion particulière et poussent à des réponses institutionnelles rapides.
Les familles des victimes ont reçu un soutien initial des services de santé et des autorités locales, tandis que la police poursuit son enquête pour établir l’ensemble des responsabilités. Des mesures de sécurité temporaires ont été mises en place autour des établissements scolaires de la zone et des équipes psycho-sociales sont mobilisées pour accompagner les élèves et le personnel affectés par le drame.