Hakimi révèle avoir refusé l’Espagne et choisi le Maroc pour son identité
Hakimi explique avoir déclinÉ l’Espagne pour « se sentir en phase » et choisit le Maroc
Achraf Hakimi révèle avoir été sollicité par la fédération espagnole mais dit ne pas s’y être senti à l’aise, choisissant le Maroc pour des raisons d’identité et familiales.
Achraf Hakimi a confirmé publiquement qu’il avait été approché à plusieurs reprises par la fédération espagnole au cours de sa formation au Real Madrid, mais qu’il n’avait jamais trouvé d’affinité suffisante pour s’engager. Le latéral droit marocain précise avoir participé à un camp d’entraînement pour « tester l’environnement », sans toutefois se sentir en phase avec cette option. Son choix définitif s’est fait bien avant son intégration au groupe pro madrilène et s’est appuyé, selon lui, sur des motifs personnels et familiaux plus que sur une logique strictement sportive.
Refus des appels de la fédération espagnole
L’ancien joueur du Real Madrid explique que l’Espagne l’a contacté « plusieurs fois ». Il a accepté de se rendre à des rendez-vous et à un stage pour évaluer la proposition, mais il n’a pas ressenti le lien nécessaire pour poursuivre dans cette voie. Le club qui l’employait à l’époque lui a laissé la liberté de décider de son avenir international, sans le contraindre à privilégier un projet plutôt qu’un autre. Ce recul institutionnel a permis à Hakimi de trancher en fonction de ses convictions personnelles.
Expérience en stage et malaise ressenti
Le passage en camp d’entraînement chez les Espoirs ou les équipes de jeunes n’a pas suffi à créer l’adhésion. Hakimi rapporte qu’il est allé « essayer », mais que l’expérience ne lui a pas donné le sentiment d’appartenance attendu. Ce malaise, même après une immersion pratique, a joué un rôle déterminant : plus qu’une simple évaluation sportive, le stage a été pour le joueur un test d’identité. L’absence de confort humain et culturel l’a conduit à envisager sérieusement d’autres perspectives.
Poids de l’identité et de l’éducation familiale
Au-delà des performances et des opportunités de carrière, Hakimi insiste sur l’importance de l’identité et de l’éducation reçues. Il affirme s’être dit que « le choix le plus confortable pour ma carrière et pour mes parents était de choisir le Maroc ». Cette formulation met en lumière le rôle de la famille et des racines dans une décision aussi cruciale que le choix d’une sélection nationale. Pour lui, représenter le Maroc n’était pas seulement un atout sportif, mais une démarche en phase avec son histoire personnelle et ses liens familiaux.
Intervention de Kylian Mbappé et lecture collective du choix
Lors des échanges publics où Hakimi a évoqué son parcours, Kylian Mbappé a apporté un point de vue compatible avec celui du joueur marocain : selon lui, l’allégeance nationale repose davantage sur l’identité que sur un calcul de carrière. Mbappé a rappelé que rejoindre une équipe nationale n’est pas comparable à un engagement en club, qui s’inscrit dans un projet sportif et professionnel différent. Cet appui contribue à recontextualiser la décision d’Hakimi dans un débat plus large sur la nature du lien entre joueur et nation.
Impact de la décision sur la trajectoire internationale
Le choix de Hakimi pour le Maroc a façonné sa carrière internationale et son image publique. En se positionnant dès sa jeunesse en faveur des Lions de l’Atlas, il a construit une relation durable avec la sélection marocaine, qui l’a vu évoluer en compétitions majeures. Le caractère anticipé de la décision — prise avant même l’entrée régulière en équipe première au Real Madrid — illustre une maturité et une clarté d’intention qui ont évité des retournements de dernière minute et préparé une intégration cohérente au sein de la sélection marocaine.
Ce témoignage met en lumière la complexité des choix d’identification pour les footballeurs élevés dans des environnements multiculturels : opportunités sportives, confort personnel, héritage culturel et attentes familiales pèsent tous dans la balance. Pour Hakimi, la balance a penché vers le Maroc, une décision qu’il justifie par la recherche d’un lieu où il se sent « le plus en phase » avec lui‑même et avec ses proches.