Abu Obeida rejette le désarmement du Hamas et l’assimile au génocide israélien
Abou Obeida rejette le désarmement du Hamas et qualifie ces appels de tentative de génocide
Abou Obeida rejette les appels au désarmement du Hamas, affirmant qu’ils visent à poursuivre le génocide à Gaza et entravent les négociations de paix urgentes
Le porte‑parole de la branche armée du Hamas, Abou Obeida, a déclaré le 5 avril 2026 que toute proposition de désarmement du mouvement équivalait à une tentative de poursuivre le génocide contre le peuple palestinien à Gaza. Dans une intervention télévisée, il a rejeté les demandes formulées par des médiateurs et a conditionné toute discussion sur les armes au respect par Israël des engagements pris lors de la première phase d’un cessez‑le‑feu négocié.
Obeida condamne les demandes de désarmement
Abou Obeida a qualifié de « dangereuse » la pression visant à imposer un dépôt d’armes, affirmant que soulever la question avant la mise en œuvre complète des garanties pour Gaza ne serait pas accepté. Il a indiqué que demander au Hamas de déposer les armes sans retrait israélien total et sans garanties concrètes mettrait en péril la survie du peuple palestinien et reviendrait, selon lui, à légitimer les violences subies par les civils.
Impasse autour du plan en 20 points
La question du désarmement constitue un obstacle majeur aux négociations destinées à appliquer le plan en 20 points présenté comme une feuille de route pour Gaza et relayée par des médiateurs internationaux. Le Hamas a indiqué ne pas vouloir discuter du désarmement sans que la première phase, incluant des garanties de retrait et des mesures humanitaires, soit entièrement appliquée. Obeida a insisté pour que les médiateurs fassent pression sur Israël afin qu’il respecte ses engagements avant toute conversation sur une seconde phase comportant des exigences de sécurité pour la Palestine.
Bilan humain et conséquences du conflit
Les déclarations interviennent dans un contexte de bilan humain lourd. Le texte officiel diffusé lors de l’intervention rappelle des chiffres tragiques attribués aux hostilités depuis octobre 2023, avec des dizaines de milliers de victimes palestiniennes et des centaines de milliers de blessés et de déplacés. Abou Obeida a utilisé ces chiffres pour justifier le refus de négocier un désarmement qui, selon lui, laisserait la population sans moyens de défense face à des opérations militaires continues.
Tensions régionales et réactions aux frappes
Dans son allocution, Obeida a également critiqué l’implication d’Israël dans des frappes contre l’Iran qu’il a qualifiées de collusion avec les États‑Unis, ainsi que l’offensive israélienne contre le Liban lancée début mars. Il a salué les actions de groupes et États alignés sur la cause palestinienne, mentionnant notamment l’Iran, le Hezbollah et des forces yéménites, et a appelé à la solidarité régionale face à ce qu’il décrit comme une escalade coordonnée. Ces commentaires soulignent l’extension du conflit au‑delà de Gaza et les risques d’une régionalisation plus marquée.
Prisonniers, peine de mort et mobilisation en Cisjordanie
Abou Obeida a condamné une nouvelle loi adoptée par le parlement israélien introduisant la peine de mort pour des catégories ciblées, formulant un appel explicite à la population de Cisjordanie pour qu’elle cherche à libérer les prisonniers palestiniens détenus en Israël par « tous les moyens possibles ». Ses déclarations inscrivent la question des prisonniers et des mesures législatives à l’intérieur d’une logique de lutte politique et de pression populaire.
Les propos d’Abou Obeida n’ont donné lieu à aucune réaction publique immédiate du gouvernement israélien. Le refus du Hamas de discuter du désarmement sans garanties soulève la perspective d’un blocage prolongé des négociations, alors que les médiateurs internationaux continuent de chercher un compromis entre exigences de sécurité et impératifs humanitaires. Dans ce contexte, la mise en œuvre des étapes prévues dans les accords négociés et la confiance réciproque entre les parties restent au centre des débats et des efforts de médiation.