OFPPT sous Loubna Tricha l’organigramme quasi inchangé depuis 2018
OFPPT : peu de changements dans l’organigramme depuis la nomination de Loubna Tricha en 2018
Depuis 2018, Loubna Tricha occupe la direction générale de l’OFPPT ; l’organigramme de l’institution a connu peu de remaniements, suscitant questions et attentes quant à la modernisation de la gouvernance de la formation professionnelle au Maroc.
Peu de changements depuis 2018
Depuis la prise de fonction de Loubna Tricha en 2018, l’ossature dirigeante de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail est restée majoritairement stable. Les principaux postes de responsabilité ont peu évolué, avec des responsables de longues dates conservant leurs attributions. Cette continuité administrative contraste avec les attentes d’une réorganisation plus dynamique, alimentant un débat sur l’adéquation entre la structure interne et les défis actuels du marché du travail.
Conséquences sur la gouvernance
La stabilité des équipes dirigeantes offre une lecture double : elle garantit une cohérence opérationnelle et la continuité des projets engagés, mais elle peut aussi limiter l’introduction de pratiques managériales innovantes. Des observateurs notent que l’absence de renouvellement significatif peut freiner l’adaptation des processus décisionnels et la capacité de l’OFPPT à aligner rapidement ses offres de formation sur les évolutions sectorielles et technologiques.
Impact sur l’offre de formation et l’efficacité opérationnelle
Une structure figée peut se traduire par des délais dans la révision des programmes, une lenteur dans la modernisation des contenus pédagogiques et une moindre réactivité face aux demandes du marché du travail. Les entreprises partenaires et les centres de formation réclament depuis plusieurs années davantage de flexibilité et de partenariats ciblés pour répondre aux besoins en compétences numériques, industrielles et de services. La question de l’actualisation des cursus, de l’amélioration des équipements et de la formation continue des formateurs reste centrale pour mesurer la performance de l’Office.
Réactions des partenaires socio-économiques
Acteurs économiques, chambres professionnelles et syndicats expriment des attentes variables : certains saluent la continuité comme gage de stabilité, d’autres appellent à des transformations structurelles pour renforcer l’impact de l’OFPPT sur l’employabilité. Les entreprises insistent notamment sur des mécanismes plus prononcés d’écoute et de co-construction des formations, afin que les diplômés disposent de compétences immédiatement mobilisables. Les collectivités territoriales et les centres régionaux plaident quant à eux pour une décentralisation effective de certaines responsabilités pour mieux répondre aux besoins locaux.
Obstacles et pistes pour une réforme de l’organigramme
Plusieurs freins expliquent la lenteur des remaniements : contraintes administratives, nécessité de préserver la continuité des projets et enjeux politiques autour des nominations. Toutefois, des pistes se dégagent pour améliorer la gouvernance : clarification des responsabilités entre niveaux régional et central, mise en place d’indicateurs de performance clairs, renforcement des instances consultatives associant entreprises et syndicats, et promotion d’une gestion des talents favorisant la mobilité interne. L’introduction progressive d’équipes dédiées à l’innovation pédagogique et à la transition numérique apparaît également comme un levier prioritaire.
Les prochains mois offrent une fenêtre d’opportunité pour engager des discussions formelles entre les instances dirigeantes de l’OFPPT, les partenaires socio-économiques et les autorités publiques afin d’établir une feuille de route consensuelle.
La stabilité de l’organigramme de l’OFPPT depuis 2018 traduit une volonté de continuité mais pose des questions sur l’agilité de l’institution face aux besoins urgents du marché du travail. Moderniser l’appareil de gouvernance, sans négliger la continuité des projets en cours, apparaît comme un équilibre à trouver rapidement pour renforcer l’impact de la formation professionnelle sur l’employabilité et la compétitivité du tissu économique national.