Le Maroc confirme son leadership ferroviaire avec le succès du TGV Al Boraq
Le Maroc se positionne comme un leader du transport ferroviaire en Afrique
Le projet Al Boraq révolutionne le transport ferroviaire au Maroc, attirant l’attention internationale sur les succès réalisés par le pays, contrairement aux retards de la Californie.
Un projet ambitieux et réussi
Le Maroc a franchi des étapes significatives dans le développement de son réseau ferroviaire à grande vitesse. Inauguré en 2018, le TGV Al Boraq relie désormais Tanger à Casablanca en seulement 2h10, une véritable prouesse comparée aux 4h45 nécessaires auparavant. Avec une vitesse maximale de 320 km/h sur le tronçon Tanger-Kénitra, ce service a permis de transporter 5,6 millions de passagers en 2025, affichant une augmentation de 3 % par rapport à l’année précédente. L’Office National des Chemins de fer (ONCF) a ainsi communiqué un chiffre d’affaires de 848 millions de dirhams pour cette même année.
Un contraste frappant avec la Californie
Le journaliste Jon Wertheim souligne un contraste saisissant entre le projet marocain et la Ligne à Grande Vitesse (LGV) en Californie, lancée en 2008, qui est désormais entachée par des surcoûts colossaux dépassant les 126 milliards de dollars, sans que l’on ait posé un seul rail d’ici à 2026. Lou Thompson, co-fondateur d’Amtrak, explique cette situation : “Ils ont décidé de le faire et de le payer, nous ne l’avons pas fait.” Ce retour d’expérience met en lumière l’engagement et l’efficacité du Maroc dans la réalisation de ses projets d’infrastructure.
Extension vers Marrakech
Le Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. À partir du 24 avril 2025, les travaux d’extension de la ligne entre Kénitra et Marrakech, s’étendant sur 430 km, ont été officiellement lancés. Ce projet de 53 milliards de dirhams promet de relier Tanger à Marrakech en seulement 2h40, en desservant également les aéroports de Rabat et de Casablanca. Cette initiative vise à renforcer la connectivité entre les grandes villes du pays et à stimuler le tourisme.
Investissements massifs dans le matériel roulant
Pour accompagner l’expansion de son réseau, l’ONCF a passé une commande de 168 nouveaux trains, incluant 18 rames à grande vitesse, auprès du constructeur français Alstom. Ce programme d’investissement, dont le montant s’élève à 96 milliards de dirhams, témoigne de la volonté du Maroc de renforcer son leadership en matière de transport ferroviaire à grande vitesse en Afrique.
Impact économique et social
Le succès de ces initiatives a des retombées significatives sur l’économie marocaine. En rapprochant les villes et en facilitant les déplacements, le TGV contribue à dynamiser le secteur du tourisme et à encourager le développement économique local. Les infrastructures ferroviaires modernes attirent également les investissements étrangers et favorisent le commerce interurbain.
Perspectives d’avenir
Avec la mise en service prévue de nouvelles lignes et l’expansion du réseau, le Maroc s’impose comme un modèle pour les autres pays africains qui envisagent de développer leurs infrastructures de transport. La gestion efficace des projets et les investissements dans des technologies de pointe comme celles mises en œuvre avec Al Boraq sont autant d’éléments qui peuvent inspirer d’autres nations sur le continent.
Les développements du réseau ferroviaire au Maroc, incarnés par le succès du TGV Al Boraq, illustrent une détermination forte et un engagement réel envers l’amélioration des infrastructures de transport. Le pays se positionne ainsi comme un leader incontesté, prêt à inspirer d’autres régions du monde.