Experts de l’ONU dénoncent attaques israéliennes et déplacements forcés à Gaza et Cisjordanie
ONU : appel urgent pour mettre fin aux attaques et aux déplacements forcés à Gaza et en Cisjordanie
Le panel d’experts de l’ONU demande l’arrêt des attaques et des expulsions à Gaza et en Cisjordanie, dénonçant destructions, meurtres et crise humanitaire.
Le 13 avril 2026, un panel d’experts des Nations Unies a renouvelé son appel pour la cessation immédiate des attaques contre les Palestiniens déplacés à Gaza et pour la fin des déplacements forcés en Cisjordanie occupée. Les experts ont détaillé plusieurs incidents survenus en mars, dont des frappes aériennes qui auraient incendié des tentes abritant des déplacés à Gaza et causé de nombreux décès. Le groupe a souligné l’ampleur des risques humanitaires et estimé que ces actions contribuent à rendre la vie insoutenable pour la population civile.
Experts signalent des frappes ayant détruit des camps de déplacés en mars
Les rapports internes du panel indiquent que, au cours du mois de mars, des zones connues pour abriter des personnes déplacées ont été visées par des frappes. Des tentes et des abris de fortune ont été incendiés, entraînant la mort de civils et la destruction de biens essentiels. Le panel a mis en garde contre le fait que cibler des emplacements où vivent des déplacés constitue une violation grave du droit humanitaire international et accroît la vulnérabilité déjà extrême de ces populations.
Escalade des violences des colons et déplacements en Cisjordanie
Parallèlement, les experts ont documenté une forte hausse des déplacements forcés en Cisjordanie, attribuée aux actions de l’armée et à des attaques de colons. Ces incidents comprennent des agressions quotidiennes, des meurtres, des blessures et le harcèlement de femmes et d’enfants, ainsi que la destruction de maisons, de terres agricoles et de moyens de subsistance. Les mouvements d’expansion des colonies ont, selon les comptes du panel, provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes en 2025.
Impact sanitaire et conditions de vie des déplacés
Le panel a alerté sur les dangers sanitaires auxquels sont confrontés les déplacés vivant sous tente ou dans des abris improvisés : malnutrition, exposition au froid, risques d’inondation et absence de services de base comme l’eau, l’assainissement et les soins médicaux. Les experts ont insisté sur le fait que les femmes et les enfants subissent de façon disproportionnée ces privations, aggravant les risques de traumatisme psychologique et de maladies infantiles évitables.
Panel évoque la possibilité d’un nettoyage ethnique
Dans sa déclaration, le groupe a affirmé que l’ampleur et la nature des actions observées dessinent, selon eux, une politique plus large comparable à un nettoyage ethnique dans le territoire palestinien occupé. Le panel a précisé que le cycle de déplacements répétés, de terreur et d’attaques ciblées “sert un objectif ultime : rendre la vie des Palestiniens insupportable et les forcer définitivement à quitter leurs terres”, exprimant ainsi une inquiétude grave quant aux conséquences à long terme pour la population et la démographie du territoire.
Exigences de protection et demandes d’enquêtes
Les experts ont appelé à des enquêtes indépendantes et efficaces sur les incidents signalés et ont exigé l’arrêt immédiat de tous les déplacements forcés en cours en Cisjordanie, ainsi que des mesures pour permettre le retour en toute sécurité des personnes déplacées. Ils ont également demandé que les États respectent et fassent respecter leurs obligations juridiques internationales, et qu’ils évitent tout acte qui faciliterait ou tolérerait la persistance de l’occupation sans reddition de comptes.
Composition du panel et champs d’expertise représentés
Le panel était composé de treize experts, incluant des rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé, la protection des personnes déplacées internes, le droit à l’alimentation et la violence à l’égard des femmes et des filles. Leurs observations couvrent à la fois les conséquences directes des opérations militaires et les effets cumulés des politiques de colonisation et des violences intercommunautaires sur le long terme.
Les conclusions du panel dressent un tableau alarmant : des centaines de milliers de personnes déjà déplacées risquent de subir de nouvelles pertes et privations si les attaques et les expulsions se poursuivent. Les experts insistent sur la nécessité d’interventions humanitaires urgentes, d’enquêtes impartiales et d’une véritable volonté politique pour empêcher une détérioration irréversible de la situation civile dans les territoires occupés.