Fusillade à Kahramanmaras en Turquie trois élèves et un enseignant tués
Tir dans un collège à Kahramanmaraş : trois élèves et un enseignant tués, une vingtaine de blessés
Kahramanmaraş, 15 avril 2026 : une fusillade dans un collège a fait 4 morts et une vingtaine de blessés. L’assaillant, un élève, est visé par une enquête.
Un élève a ouvert le feu mercredi 15 avril 2026 dans un collège de la province de Kahramanmaraş, dans le sud-est de la Turquie, faisant au moins quatre morts et blessant une vingtaine de personnes, a indiqué le gouverneur local. Selon les premiers éléments fournis par les autorités, l’attaque aurait été perpétrée par un élève de huitième année qui a utilisé des armes dissimulées dans un sac à dos. Les tirs ont visé au moins deux salles de classe et ont été décrits comme « au hasard » par le gouverneur Mukerrem Unluer.
Bilan provisoire des victimes
Le bilan communiqué par les responsables locaux fait état de trois élèves et d’un enseignant tués sur place. En outre, au moins vingt personnes ont été blessées et prises en charge par les services médicaux. Des ambulances ont été dépêchées rapidement et plusieurs des blessés ont reçu des soins dans des hôpitaux de la région. Les autorités ont qualifié le bilan de provisoire et n’ont pas exclu qu’il évolue au fur et à mesure de l’identification des victimes et de l’examen des blessés.
Déroulement de l’attaque
D’après les renseignements relayés par la préfecture, l’auteur présumé de la fusillade aurait caché les armes de son père dans un sac à dos avant de pénétrer dans l’établissement. Il aurait ensuite accédé à deux salles de classe et ouvert le feu sur des élèves et le personnel. La police est intervenue sur les lieux et a sécurisé le bâtiment. Les détails précis sur la chronologie des événements, le type exact d’armes utilisées et le motif de l’attaque restent, pour l’heure, à établir dans le cadre de l’enquête.
Témoignages et images sur place
Des images diffusées par des médias privés ont montré des personnes évacuées vers des ambulances, des visages couverts et des proches en larmes se précipitant vers l’école. Plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu des détonations soutenues depuis l’intérieur de l’établissement. Les autorités locales ont demandé aux habitants de ne pas se rendre sur les lieux afin de faciliter l’intervention des secours et de préserver la scène de crime.
Mesures de sécurité et réaction des autorités
La police a immédiatement renforcé la sécurité autour de l’école et des services judiciaires ont ouvert une enquête, a précisé le ministre de la Justice, Akin Gurlek. Les procureurs ont été chargés d’établir les circonstances de la fusillade, d’identifier l’auteur et son éventuel entourage, ainsi que les responsabilités éventuelles liées à l’accès aux armes. Les autorités régionales ont annoncé des mesures temporaires de sécurité dans d’autres établissements scolaires de la province le temps des investigations.
Contexte et antécédents
Cet incident intervient un jour après une autre attaque commise dans un lycée de la province de Şanlıurfa, où un ancien élève a blessé seize personnes avant de se suicider lors d’une confrontation avec la police. Les fusillades dans des établissements scolaires restent rares en Turquie, mais des épisodes tragiques récents, dont une attaque en mai 2024 contre la direction d’un lycée privé à Istanbul, avaient déjà suscité des débats sur la prévention de la violence et le contrôle des armes.
Les autorités judiciaires et policières poursuivent les investigations pour établir précisément le mobile, la chaîne d’approvisionnement des armes et d’éventuels signaux précurseurs. Les équipes d’intervention continuent d’assurer l’assistance aux victimes et le soutien psychologique aux familles et aux élèves affectés. Une coordination entre les services de l’État et les établissements scolaires de la région a été activée pour renforcer la sécurité immédiate et évaluer les mesures de prévention à moyen terme.
L’enquête judiciaire est en cours et les autorités ont indiqué que des communications supplémentaires seraient publiées dès que des éléments vérifiables seront disponibles, tandis que les familles des victimes reçoivent assistance et informations de la part des services compétents.